Replay du mercredi 25 novembre 2015

2015 pourrait être l'année la plus chaude jamais enregistrée

L'année 2015 pourrait-être l'année la plus chaude jamais enregistrée, selon l'organisation météorologique mondiale. L'agence de l'ONU a publié ce mercredi son évaluation de l'état du climat dans le monde. A cinq jours de la COP 21, elle souligne l'urgence d'une action des 147 chefs d’États.

Inondations dans l'est de la France
Inondations dans l'est de la France © Maxppp - maxppp

Depuis cinq ans, les vagues de chaleur ont été les plus importante en Europe mais aussi dans le reste du monde, où des records ont été battus. Les températures de surface de la mer ont atteint des niveaux sans précédent. La température moyenne sur la surface du globe aurait augmenté d'environ un degré par rapport à l'ère préindustrielle (1880-1899). Mais il est encore possible de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Un choix que n'auront pas les futures générations", pour le secrétaire de l'Organisation météorologique mondiale. Six ans après le fiasco de Copenhague, négociateurs et chefs d’États espèrent cette fois parvenir un accord: celui de ramener le réchauffement sous les 2 degrés, avec la mise en place de mécanismes, pour s'assurer que les Etats respectent leurs objectifs. Angela Merkel réclame un accord international contraignant en droit international, pour que ce siècle soit celui de la dé carbonisation. Même les deux plus gros pollueurs aux monde, les Etats-Unis et la Chine, se sont alliés pour présenter des plans plus ambitieux à Paris.

Un réchauffement climatique aura également des conséquences économiques.

Si le dérèglement climatique atteint les 3 degrés, ce seront aux pays en développement de payer la facture. Un coût estimé à 800 milliards de dollars par an en 2050, selon l'ONG Oxfam, et des pertes économiques deux fois plus importantes. Il s'agit notamment de coûts d'adaptation liés aux infrastructures, aux relocalisations d'habitats ou encore aux systèmes d'alerte météorologiques. Il est donc urgent de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d'aider à financer les communautés les plus vulnérables.

L'ONU annonce 250 millions de réfugiés climatiques dans le monde en 2050.

Des réfugiés qui fuient surtout les inondations et les typhons mais aussi l'assèchement des points d'eau et la montée du niveau de la mer. Si certains se déplacent à l'intérieur de leur pays, comme au Vietnam ou en Angola, d'autres sont contraints de passer dans un pays voisin. Aujourd'hui, il y aurait plus de réfugiés climatiques que de réfugiés dus aux conflits, selon Ségolène Royale. Des chiffres difficiles à vérifier car les réfugiés climatiques n'ont aucun statut au regard du droit international. L' Asie est principalement concerné ainsi que l'Afrique subsaharienne. Mais en Europe aussi, les conséquences commencent à se faire sentir. Les Pays-Bas pourraient être les premiers impactés par la montée des eaux.

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