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Tous Européens - Anja Vogel

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Couple et argent : les Européens sont adeptes du partage

Diffusion du mercredi 4 novembre 2015 Durée : 2min

Faut-il mettre tout son argent en commun lorsque l'on est en couple? C'est en tous cas le choix que font une majorité d'Européens. Résultat d'une étude publiée ce mercredi par l'Insee. Si le partage est la norme en Europe, c'est avec des proportions très variables d'un pays à l'autre.

En Europe, les couples les moins partageurs sont les Finlandais. Ils ne sont qu'un peu plus de 50% à mettre tous leurs revenus en commun. A l'autre extrême, l'Espagne, le Portugal ou la Pologne avec 90% de partageurs. Entre les deux on trouve les couples français qui sont 63% à faire budget commun. En Europe, il y a aussi les adeptes du compromis : un compte commun et un compte partagé. C'est le choix de plus d'un tiers des couples finlandais, suèdois ou britanniques. Dans les pays du sud et en Pologne c'est seulement 10%. Et les amoureux qui ne partagent pas du tout? Ils sont assez rares sauf en Autriche (19%) et en France ou la séparation totale concerne 16% des couples.

Le mariage favorise le partage

Le facteur le plus déterminant c'est le mariage. En France, où le pourcentage de couples non mariés est parmi les plus importants, la mise en commun est moins fréquente qu'ailleurs. Le fait d'avoir un enfant favorise également le partage. Plus largement, les études semblent montrer que la culture d'une société joue beaucoup. En Espagne, en Italie, au Portugal et en Pologne, pays avec une forte tradition catholique, la plupart des couples partagent, qu'ils soient mariés ou non. C'est en quelque sorte la norme. L'autre grand facteur c'est le travail. Lorsque l'homme et la femme sont en activité, ils ont plus tendance à séparer leurs comptes. Le niveau de vie et d'éducation a aussi une influence. Les couples diplômés et aisés accordent plus d'importance à l'indépendance et à l'autonomie.

Les achats domestiques encore réservés aux femmes

Pour les décisions importantes comme les emprunts, les achats pour les enfants ou les meubles, les couples européens ont le sentiment de décider de façon équilibrée. C'est unanime en Allemagne, au Danemark et en Espagne. Un peu moins en Finlande en France et en Suède. En revanche, pour les petits dépenses du quotidien, là, il y a un sérieux décalage. C'est très majoritairement le domaine des femmes dans les 15 pays étudiés. Depuis les années 90, les Européennes ont plus de pouvoir dans les décisions importantes mais ce que confirme l'étude c'est qu'elles sont encore très majoritairement en charge des tâches domestiques.