Replay du vendredi 2 juin 2017

Face à Trump, l'Europe fait front pour sauver "notre mère, la Terre".

Donald Trump retire les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Au-delà de la colère et de la consternation suscitée par cette annonce dans le monde entier, elle pousse les Chinois et surtout les Européens à reprendre le flambeau et à être d'autant plus vertueux pour sauver notre planète.

Manifestation de Greenpeace devant l'ambassade des Etats-Unis à Madrid
Manifestation de Greenpeace devant l'ambassade des Etats-Unis à Madrid © Maxppp - Mariscal

LUne faute honteuse, une décision folle, funeste, gravement erronée. L'annonce fracassante du retrait des Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat n'a pas vraiment été une surprise pour les dirigeants européens, dont les relations avec Donald Trump sont particulièrement tendues. Cela ne les a pas empêchés d'exprimer leur colère unanime et une profonde déception. A tel point qu'ils n'ont jamais paru aussi soudés, sauf face aux actes terroristes. Dans une déclaration commune le président français, la chancelière allemande et le Premier ministre italien ont immédiatement dit "regretter" cette décision, accusant Washington de "nuire" au reste du monde.

Pour les Européens l'accord-climat n'est pas renégociable

"Il n'y a pas de plan B parce qu'il n'y a pas de planète B", a expliqué Emmanuel Macron. Paraphasant le slogan de campagne de Donald Trump il a appelé en anglais les Américains à lui rendre sa grandeur (Make our planet great again), comme un cri de ralliement planétaire. Bruxelles assure qu'il n'y aura pas de retour en arrière. Le monde peut continuer à compter sur l'Europe, notamment pour aider à financer les pays en développement. Et tous de se dire plus déterminés que jamais à défendre l'accord de Paris, "au nom de notre mère la Terre, pour préserver notre Création", a même souligné Angela Merkel pourtant peu habituée aux références religieuses.

Ce retrait américain va, comme en matière de défense, permettre à l'Union d'être plus forte et de se rapprocher de ses autres partenaires

A commencer par la Chine et l'Inde, déjà beaucoup plus vertueuses et qui se sont engagées à faire front, à respecter l'Accord de Paris. La Russie est plus ambiguë, elle ne l'a pas encore ratifié. Le risque étant que l'attitude américaine lui donne une bonne excuse pour ne pas le faire. Mais la France espère que ce permettra à l'Europe de "réviser à la hausse" ses ambitions environnementales, tente d'organiser une véritable contre-offensive en s'appuyant sur l'axe franco-allemand, propose aux chercheurs aux ingénieurs américains de les accueillir, et promet "des initiatives fortes" dans les prochaines semaines et mois, pour cette planète qu'Emmanuel Macron appelle "notre destin commun".e rendez-vous de l'actualité européenne

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