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Le Brexit ne tuera pas la PAC

20 ministres de l'agriculture réunis à Chambord

Tous Européens du vendredi 2 septembre 2016

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Réunis au château de Chambord dans le Loir-et-Cher, à l'invitation de la France, vingt ministres européens de l'agriculture ont réaffirmé leur attachement à la politique agricole commune, et tenté de surmonter leurs divisions pour trouver des solutions européennes à la crise que traverse le secteur.

Le Brexit ne tuera pas la PAC

La PAC survivra au Brexit. Elle pourrait même sortir renforcée par la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union, si l'on en croit le message d'optimisme affiché par les 20 ministres européens de l'agriculture conviés par la France. Une réunion informelle, évidemment sans leur collègue britannique et sans Commissaire européen pour dire leur attachement à l'une des plus importantes politiques de solidarité, née il y a 54 ans, et qui constitue toujours le premier budget européen.

Or avec le départ annoncé du Royaume-Uni, il va lui manquer 7 milliards d'euros net. Les ministres n'ont pas encore défini ensemble la manière de les trouver, mais ils se sont entendus sur la nécessité de garder une politique donc un budget communs, ce qui est déjà rassurant vu les divergences entre les pays. La prochaine réforme de la PAC entrera en vigueur en 2020, mais il faut surtout répondre aux crises actuelles: sécheresse, inondations, surproduction laitière et prix mondiaux trop bas ont mis à genoux les agriculteurs; sans compter l'embargo russe et la baisse des achats chinois. Des outils de gestion des risques vont être mis en place, c'est l'un des points d'accord. Par ailleurs un système d'assurance solidaire pris en charge par l'Europe est en discussion.

Autre point de consensus: la simplification administrative pour l'accès aux aides: elle a fait l'unanimité ; les ministres veulent plus de souplesse dans l'application de la PAC. En revanche sur la réduction des volumes pour éviter les surproductions responsables de la chute des prix, les divergences sont très importantes. Sur la crise du lait par exemple, si la Pologne regrette les quotas, plusieurs pays sont opposés à toute aide publique, préfèrent encourager les exportations et l'innovation, c'est le cas des Danois même s'ils ont fini par un paquet d'aide européen. les ministres se retrouveront les 11 et 12 septembre à Bratislava pour concrétiser ces discussions.

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