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Tous Européens - Anja Vogel

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Nous sommes de mauvais élèves en matière de chômage en Europe
Nous sommes de mauvais élèves en matière de chômage en Europe © Maxppp -

Tous Européens du vendredi 25 novembre 2016

Diffusion du vendredi 25 novembre 2016 Durée : 2min

François Hollande se félicite de la nouvelle baisse du chômage au mois d'octobre. "La bataille porte ses fruits" dit le président. Il y a 11.700 chômeurs de moins en France que le mois précédent. Sauf qu'au niveau européen, nous sommes de mauvais élèves.

Nous sommes actuellement à 9.7% de chômage, et dans l'Union Europénne le taux est à 8.5%. Et si on regarde les chiffres sur quatre ans, depuis l'élection de François Hollande, le chômage a augmenté en France. On compte 570 000 chômeurs de plus qu'en mai 2012. Pendant ce temps là, le chômage a baissé en Europe ! Et ça continue d'ailleurs puisque dans l'Union Européenne, un chômeur sur cinq a retrouvé un travail entre le 1er et le 2 trimestre 2016. En France, pour l'instant, nous ne profitons pas vraiment de cette dynamique.

Des situations encore catastrophiques

Certains pays d'Europe sont dans des situations toujours très compliquées, même si ça va un petit peu mieux. La Grèce par exemple, avec 26.3% de chômage, soit plus d'un quart des actifs. C'est encore pire chez les jeunes. La moitié des moins de 25 ans sont au chômage. Et quand on regarde le taux d'emploi chez les senior, les 55-64 ans, seulement 35% ont un travail. La Grèce est encore bien loin de se sortir de la crise. Juste derrière, l'Espagne flirte toujours avec les 20% de chômage, même si il a beaucoup baissé depuis trois ans.

L'Islande et l'Allemagne en tête de classement

De l'autre côté du classement, l'Islande est en tête avec 2.9% de chômage. Et dans la zone Euro, la championne reste toujours l'Allemagne, avec un peu plus de 4%. Les jeunes allemands ne sont que 7% à ne pas trouver de boulot. Et sept seniors sur dix ont un travail.

Cela dit, il faut prendre des précautions avec le modèle allemand. Parce que ce n'est pas tout d'avoir un travail, encore faut-il être payé correctement. Les "mini-job" par exemple, ont explosé en quelques années. Ce sont des contrats à temps partiel payés 400 euros par mois qui ne donnent pas droit à l'assurance maladie, aux allocations chômage ou à la retraite... et ils concernent des millions d'Allemands.