Replay du jeudi 15 octobre 2020

Quelles sont les alternatives aux punitions corporelles pour une éducation respectueuse de nos enfants ?

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Il n'y a pas de méthode à appliquer à la lettre, alors quelle attitude à avoir ? Pour nous guider, Amandine Leclere, accompagnatrice en parentalité.

Relation parents/enfants
Relation parents/enfants © Getty

Le rôle de parent peut-être un challenge au quotidien et nous savons que certaines attitudes ou certains gestes sont à éviter, mais ne sommes pas toujours conscients du « pourquoi », et surtout, nous ignorons souvent par quoi les remplacer. On lit, on entend beaucoup de spécialistes s'exprimer à ce sujet, alors comment faire le tri ?

Il n’est pas question d’avoir une éducation laxiste. Ne pas punir un enfant, par exemple, ne veut pas dire le laisser agir sans conséquences. 

Il n’y pas un modèle d’enfant unique au quotidien, il n’y a pas de «méthode» à appliquer à la lettre, mais l’idée est de porter un nouveau regard sur votre enfant. L’accompagner dans l’expression de ses émotions, trouver des alternatives à la punition, l’aider à développer une bonne estime de lui-même encourager son autonomie, l’aider à résoudre les conflits avec (ou sans) la fratrie dans le calme et exprimer sa colère sans blesser. 

Un enfant a besoin d’un cadre pour se sentir en sécurité et s’épanouir, l’idée est de se demander comment poser ce cadre.

Discussions entre un père et sa fille
Discussions entre un père et sa fille © Getty

Pas de méthode mais des clés ou une boîte à outils :

  • Exprimer ce qu’on ressent avec authenticité, blâmer l’acte mais pas  l’enfant : «je suis furieuse de voir que tu m’as menti à propos de tes devoirs !»  
  • Exprimer vos attentes : «je m’attends à ce que tu sois honnête avec moi» 
  • Montrer à l’enfant comment redresser la situation : "Il est temps de  rattraper les devoirs en retard, et de faire ceux pour demain "
  • Offrez un choix à l’enfant pour la suite : "tu peux prendre de  l’avance dés que possible pour tes devoirs ou renoncer à aller au foot (à la gym 3 fois par semaine) pour avoir plus de temps, à toi de choisir. "
  • Passez à l’action si nécessaire : «Je viens de jeter un œil à tes devoirs pour demain, que tu dois faire depuis une semaine, on ne va pas pouvoir aller à la gym (au foot ce soir)...Pourquoi ?... Pourquoi, à ton avis... ?» 

Inspiration et conseil de lecture :"Parler pour que les enfants écoutent, Ecouter pour que les enfants parlent " Adèle Faber et Elaine  Mazlish, aux éditions du Phare.

Séance de parentalité
Séance de parentalité © Getty

Vous rencontrez des difficultés, n'hésitez pas à vous faire aider :

Amandine Leclere, accompagnatrice en parentalité : mail : contact@amandine-leclere.com et Facebook : Amandine Leclere Hypnotherapeute

Ecole des Parents et des Éducateurs de Moselle : epe57.fr

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