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International

Migrants: Bruxelles veut sanctionner les réfractaires à l'accueil et accélérer le retour des déboutés

jeudi 2 mars 2017 à 20:37 Par Anja Vogel, France Bleu

La Commission européenne durcit le ton face aux Etats membres qui refusent d'accueillir des réfugiés, mais dans le même temps appelle à renforcer les mesures nationales contre les migrants "économiques", en les renvoyant plus rapidement et plus fermement.

369 migrants secourus par la British Royal Navy en 2015 en Méditerranée au large de la Libye
369 migrants secourus par la British Royal Navy en 2015 en Méditerranée au large de la Libye © Maxppp - Maxppp

Même si la Commission européenne affirme vouloir "continuer à secourir les personnes qui ont véritablement besoin d'une aide internationale", son nouveau plan d'action en matière de migrations ne détaille que des mesures pour renvoyer plus vite les migrants "économiques": quasiment tous, à l'exception des Syriens et des Erytréens, seuls encore assurés d'obtenir le statut de réfugié. Les Etats européens sont priés d'appliquer de manière plus rapide et plus ferme, ne serait-ce que la fameuse Directive Retour, de coordonner plus efficacement leurs différents services, de coopérer davantage entre eux. Bruxelles propose une aide financière accrue, 200 millions d'euros.

La Commission recommande de multiplier les rétentions pour prévenir les risques de fuite

Cette recommandation, qui suscite déjà beaucoup de critiques, vise les personnes auxquelles une obligation de retour a été notifiée, particulièrement celles qui refuseraient de coopérer en vue de leur identification ou s’opposeraient par la violence ou la fraude. La rétention existe déjà, il suffit de voir ces dizaines de milliers d'hommes, femmes et enfants entassés dans des camps en Italie, en Grèce, en Libye, dans des conditions insalubres voire dangereuses. La durée peut être prolongée jusqu'à 18 mois selon les textes européens. Bruxelles demande aux Etats de la raccourcir, mais de réduire aussi les délais de recours.

L’Agence européenne de gardes-frontières serait mobilisée davantage

Il s'agit notamment d'organiser davantage de vols commerciaux, mécanisme qui existait déjà sous Frontex, moins coûteux mais souvent impopulaire. Par ailleurs, à l'image de ce qui a été fait avec la Turquie et la Libye, Bruxelles propose de conclure des accords de réadmission avec le Nigeria, la Tunisie et la Jordanie, de dialoguer avec le Maroc et l'Algérie. Angela Merkel est en Egypte et en Tunisie, Bernard Cazeneuve en Grèce ce vendredi. Un millier de personnes ont encore été secourues en Méditerranée, soit 14.000 depuis le début de l'année. Elles ont eu la chance de survivre, mais peu de chance de rester. 14.000, c'est précisément le nombre de demandeurs d'asile que les pays européens ont relocalisés depuis 2 ans alors qu'ils avaient promis d'en prendre jusqu'à 160.000. Bruxelles menace désormais de sanctions les Etats qui refusent de les accueillir.

A REECOUTER: Bruxelles incite les Etats à renvoyer plus rapidement les migrants "économiques"'