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Des déjections de poissons pour faire pousser un potager

Diffusion du lundi 6 mars 2017 Durée : 39min

Au sommaire aujourd'hui

- La culture aquanique pour faire pousser des plantes via les déjections des poisons. C'est possible mais comment ça marche?

- La première coopérative d’habitants pour personnes vieillissantes devrait être inaugurée cet été à Vaulx-en-Velin. Mais qu'est ce que c'est?

- Des panneaux en langue normande. L'initiative n'est pas qu'anecdotique. Mais pourquoi faire alors ?

Bonne émission !

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A Toulouse, dans le parc Raymond VI, une ferme urbaine vient de s’installer sous l’impulsion de la start-up Citizen Farm.

Et c’est dans un conteneur recyclé surplombé d’une serre qu’un véritable écosystème voit le jour. Une idée qui a vu le jour grâce à la technique de l’aquaponie.

Cette dernière concilie l’élevage de poisson et la culture de plante. L’eau des aquariums, contenant les déjections des poissons et donc des nutriments, sert à arroser le potager où les plants poussent dans des bacs remplis de billes d’argile. Cette eau est ensuite restituée purifiée aux poissons.

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Dans la partie basse, métallique, on retrouve deux bacs : le premier accueille des poissons et le second permet de récupérer les eaux de pluie.

Dans la partie haute est installée une serre vitrée non chauffée où sont cultivés fruits et légumes de manière totalement écologique puisque la terre se nourrit de l’eau de l’aquarium.

► Pour en parler : Pierre Osswald, responsable de la start-up toulousaine Citizen Farm

En savoir + : le site internet de Citizen Farm

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Depuis 7 ans, les retraités de l’association Chamarel développent à Vaulx-en-Velin un projet d’immeuble coopératif et écologique.

Après 4 ans de conception et 2 ans de travaux, l’immeuble sera inauguré cet été.

L’immeuble de 4 étages comprendra quatorze T2 de 45 mètres carrés, deux T3 de 63 mètres carrés ainsi que des espaces collectifs au rez-de-chaussée, dont deux chambres d’amis, une salle commune avec cuisine, un atelier bricolage, une buanderie, un bureau pour l’association, un local à vélos, un parking, des jardins… Et même des ruches sur le toit

C’est l’association Chamarel, créée en 2010, qui est à l’initiative de cette première coopérative d’habitants pour personnes vieillissantes. La non-spéculation, la démocratie et l’écologie sont au fondement du projet.

La non-spéculation

Les coopérateurs sont propriétaires collectifs de l’immeuble : chacun amène des parts sociales. Mais si l’un d’entre eux quitte le logement, il part avec la valeur de la part sociale détenue au départ plus l’inflation, quelle que soit la plus-value prise par l’immeuble.

La démocratie

Le vote n’est pas proportionnel au nombre de parts sociales détenues, mais basé sur le principe « une personne égale une voix ».

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Tous les appartements seront identiques, même dans l’équipement, dans un souci d’équité.

L’écologie

Plutôt que de confier leur projet à un promoteur immobilier, les coopérateurs ont décidé d’être eux-mêmes les maîtres d’ouvrage. Ils ont choisi leur bureau d’études et les architectes, en fonction de leurs capacités d’écoute et de leur sensibilisation à l’écologie.

L’immeuble sera le plus haut bâtiment isolé en paille en région Rhône-Alpes. Les tests ont révélé une tenue au feu de 130 minutes, plus que n’importe quel mur en béton.

Les futurs résidents ont également fait le choix d’appartements traversants, de la lumière naturelle dans toutes les pièces et dans l’escalier pour inciter à l’emprunter, et une façade principale au sud.

Vieillir

Les coopérateurs se sont tout de suite posé la question de l’adaptabilité du logement aux problématiques du vieillissement et du handicap. Ils ont notamment prévu des portes larges et coulissantes, et des facilités d’adaptation dans le temps.

L’emplacement du bâti garantit également une facilité d’accès aux transports en commun, commerces et services.

► Pour en parler : Patrick Chretien, président de l’association Chamarel

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A Brestot, dans l’Eure, les 6 panneaux d'entrée du village sont désormais en deux langues : en français et en normand. L'initiative n'est pas qu'anecdotique. Derrière cette signalétique bilingue, il y a la volonté de faire vivre la langue normande.

Seules deux autres communes dans la Manche ont adopté la signalétique bilingue.

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A l'origine de cette initiative, il y a l'association La Chouque, une association de promotion de la culture normande. D'après son président Pascal Grange, entre 1 et 5% de la population parleraient le normand, soit entre 30.000 et 150.000 personnes. Mais depuis la réunification de la Normandie , il existerait un regain d'intérêt pour cette langue. Le conseil régional a d'ailleurs fait distribuer un dictionnaire franco-normand dans les 200 lycées dont il a la charge.

Les associations pour la langue normande sont elles-mêmes regroupées au sein d'une fédération. Et celle-ci mise beaucoup sur les jeunes générations. Parmi ses projets: l'édition en normand d'un imagier pour les enfants et même une initiation à la langue normande dans tous les collèges.

► Pour en parler : Gilles Mauger qui anime avec l'association La chouque un atelier de langue normande

► Aller + loin : le site internet d e l’association

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► En savoir + : le site de la chronique