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Une heure en France

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Grève SNCF. Une heure en France reçoit Guillaume Pepy

Diffusion du mercredi 11 avril 2018 Durée : 10min

Frédérique Le Teurnier et Denis Faroud s’intéressent également à la Maison de la magie à Blois qui fête ses 20 ans et à un artiste qui détourne la Seine dans la Conciergerie

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Au sommaire aujourd’hui :

- Grève SNCF. Une heure en France reçoit Guillaume Pepy

- ABloiscadabra ! La Maison de la magie à Blois fête ses 20 ans.

- Détournement. Un artiste détourne la Seine dans la Conciergerie

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Le 3 avril dernier, les cheminots ont entamé une grève dite « perlée » contre la réforme ferroviaire lancée par le gouvernement.

Le calendrier des grèves d'avril à juin. - Radio France
Le calendrier des grèves d'avril à juin. © Radio France

Le statut des cheminots au cœur des crispations 

C'est sur le statut des cheminots que les syndicats sont les plus remontés : les quatre organisations représentatives veulent le conserver pour toutes les embauches à venir. Décidé à le supprimer pour les futures recrues, le gouvernement, lui, se dit prêt à discuter des modalités, mais pas du principe. 

► A lire également : Grève à la SNCF : qu'est-ce que le statut de cheminot ?

La crainte de la privatisation 

Le projet de réforme "vise à détruire le service public ferroviaire par pur dogmatisme idéologique" et "ne réglera pas le sujet de la dette, ni celui des dysfonctionnements", affirment les syndicats dans leur préavis. 

Ils craignent que la transformation de la SNCF en société anonyme et l'ouverture à la concurrence ne débouche sur une privatisation. Le ministre de l'Action et des Comptes publics, a de son côté assuré qu'il n'y avait "aucun projet ni ouvert, ni caché de privatisation" de la SNCF.

Le gouvernement garantit une ouverture très progressive à la concurrence. La ministre des Transports Elisabeth Borne a dévoilé un calendrier très progressif de l'ouverture à la concurrence du rail. D'après cet agenda, seules les régions et donc les TER seront concernées dans un premier temps, à l'exception de l'Ile-de-France. Elles pourront organiser des appels d'offres à partir de décembre 2019, mais aussi continuer d'attribuer directement des contrats à la SNCF jusque fin 2023, pour une durée maximale de dix ans. L'ouverture sera étendue aux TGV à partir de décembre 2020. 

En région parisienne, Ile-de-France Mobilités aura le choix pour les nouvelles lignes créées entre 2019 et 2023. Les autres lignes, hors RER, pourront être progressivement ouvertes entre 2023 et 2033. Les RER entreront dans la concurrence encore plus tard, à partir de 2033 (lignes C, D et E) ou 2039 (A et B).

Le gouvernement renonce aux ordonnances 

Fin février, le gouvernement avait annoncé la possibilité d'un recours aux ordonnances pour mener à bien la réforme, ce qui avait mis le feu aux poudres. Mais vendredi dernier, la ministre des transports Elisabeth Borne a tenté de rassurer les syndicats, en annonçant que le gouvernement renonçait aux ordonnances. " On est en train de remplacer les ordonnances sur tout le sujet de l'ouverture à la concurrence par des dispositions législatives qui vont donc pouvoir être débattues à l'Assemblée nationale à partir de la semaine prochaine", avait-t-elle précisé. 

Mais là encore, ces annonces n'ont pas entamé la volonté de faire grève des syndicats. "Les annonces qu'on a eues ne sont pas de nature à éviter la grève", avait déclaré Erik Meyer, porte-parole de SUD-Rail, en sortant d'une table ronde avec la ministre des Transports et les autres délégués syndicaux. 

Les syndicats s'inquiètent pour la dette de la SNCF 

Les syndicats estiment aussi que le projet de réforme "ne règlera pas le sujet de la dette (46,6 milliards d'euros fin 2017 pour SNCF Réseau, ndlr), ni celui des dysfonctionnements". L'intersyndicale CGT, Unsa, SUD et CFDT réclame une "autre réforme ferroviaire", sur la dette du groupe, mais aussi l'organisation de la production, la concurrence et les "droits sociaux des cheminots".

► Pour en parler : Guillaume Pepy, président-directeur général de la SNCF

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La Maison de la magie à Blois est le seul site européen consacré aux arts magiques et à l’histoire de la magie, de l’Antiquité à la prestidigitation. Ce véritable royaume de l’illusion de 2.000 m² et 5 niveaux, présente à la fois des collections, des expositions inédites et des spectacles. 

Cette année, il  célèbre ses 20 ans avec une programmation événementielle magique ! 

Le musée abrite des collections d'objets, des affiches, des automates, des installations optiques autour de la magie. Mais c'est aussi une façade animée avec un dragon à 6 têtes qui salue toutes les demi-heures, et surtout un lieu de création, avec des spectacles tous les jours. Le tout autour d'une figure mythique : le prestidigitateur Robert-Houdin, l'enfant du pays. 

Robert Houdin 

Illusionniste du XIXème siècle, Robert-Houdin est considéré comme le père de la magie moderne. Mais beaucoup ignorent qu'il est né et qu'il a vécu à Blois. 

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Dans le cadre des 20 ans du musée, la salle consacrée à Robert-Houdin a été entièrement refaite. Les visiteurs peuvent notamment y découvrir sa pendule mystérieuse et son réveil-briquet : lorsque le réveil sonne, une allumette apparaît, pratique quand l'électricité n'existait pas encore... Car oui, Robert Houdin fut plus qu’un magicien, il fut également un inventeur

La maison de la magie à Blois est ouverte tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30.

► Pour en parler : Céline Noulin, responsable culturelle de la maison de la magie

► En savoir + : le site internet et la page Facebook du musée 

► A lire également : A Blois, la maison de la magie fête ses vingt ans

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Poursuivant son travail en lien avec les éléments naturels, Stéphane Thidet a opéré un détournement d’une partie de l’eau de la Seine, pour la faire s’écouler, puis serpenter à l’intérieur de la Conciergerie à Paris avant de la restituer au fleuve, provoquant un glissement du cours naturel du fleuve. 

Après la crue de 1910, dont le niveau a laissé sa marque sur les colonnes du monument, l’artiste a souhaité que l’eau du fleuve s’introduise à nouveau entre ces murs de manière paisible et maîtrisée.

A l’aide d’un dispositif technique élaboré, Stéphane Thidet a créé un méandre éphémère.

L’eau puisée dans le lit du fleuve au niveau du pont au Change passe au-dessus du quai de l’Horloge, entre dans le monument par ses cuisines historiques pour surgir en cascade dans la majestueuse salle des Gens d’armes de la Conciergerie. 

Là, le chemin d’eau serpente parmi les colonnes gothiques avant de s’élever et de refranchir la façade du monument par la grande baie centrale située entre les tours jumelles, César et Argent, en jaillissant en cascade pour se déverser dans le saut-de-loup, le fossé extérieur de la Conciergerie.

La structure acheminant l’eau est composée d’éléments en bois brut évoquant l’esthétique des premières montagnes russes.

Cette œuvre vivante et éphémère est visible jusqu’au 31 août.

► Pour en parler : Stéphane Thidet

► En savoir + : le site internet de la conciergerie