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Le rôle et la nécessité de l’histoire naturelle dans les sociétés contemporaines

Diffusion du jeudi 16 novembre 2017 Durée : 39min

Frédérique Le Teurnier et Denis Faroud s’intéressent également aux chais de Bercy et à une reconversion atypique

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Au sommaire aujourd’hui :

- Le manifeste du Muséum. Quel futur sans nature ?

- Les chais de Bercy. Quand Bercy était la capitale du vin

- Du violoncelle au piano de cuisine. Un parcours atypique

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Le Muséum national d’Histoire naturelle et les éditions Reliefs publient le Manifeste du Muséum.

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Il s’agit d’un ouvrage engagé qui souhaite éveiller les consciences « au rôle et à la nécessité de l’histoire naturelle dans les sociétés contemporaines ».

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Dès sa nomination à la présidence du Muséum en 2015, Bruno David a ouvert une réflexion sur ces questions avec la mise en place d’un Comité d’histoire naturelle réunissant des sociologues, philosophes, naturalistes et historiens pour réfléchir à la place de l’Histoire naturelle dans les débats qui agitent notre société.

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Ce manifeste détaille en 9 points courts et incisifs les missions fondamentales de l’histoire naturelle : inventorier la biodiversité, conserver des collections naturalistes, comprendre le monde de façon rationnelle sur des échelles de temps très long (question des déchets radioactifs par exemple…), aider à placer « l’homme en nature », « une espèce parmi d’autres », s’inscrire dans les programmes éducatifs ou encore alerter sur la perte de biodiversité…

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Plusieurs planches iconographiques illustrent élégamment cette diversité des missions. Escargots, mammifères, fossiles, planches d’herbiers, météorites… sont autant d’objets représentés qui aident le lecteur à mieux appréhender le message du manifeste.

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► Pour en parler : Bruno David, président du Muséum national d’Histoire naturelle

► En savoir + : le site internet du Muséum national d’Histoire naturelle

► Aller + loin : le site internet des éditions Reliefs

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A l’heure où le Beaujolais coule à flot (ou presque), nous nous sommes intéressés à l’histoire du vin à Paris et notamment dans les chais de Bercy.

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Alimenté par des vins venus de toute la France, Bercy joua un rôle essentiel dans l’approvisionnement de la capitale et de ses milliers de cafés fréquentés, au 19ème siècle, par une clientèle assidue.

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Les quantités bues sont impressionnantes, plus de 400 millions de litres à Paris en 1872 !

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Le vin rouge est alors considéré comme la boisson nationale. Réconfort du soldat dans les tranchées, de l’ouvrier, du paysan, à une époque où le travail est rude et les conditions de vie difficiles, le vin apparaît comme un cordial indispensable, une boisson bienfaisante, voire thérapeutique, qu’il faut préférer à d’autres breuvages néfastes à la santé tel que le thé.

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Commander un « Bercy » au comptoir signifiait se voir servir un ballon rempli d’un vin rouge ordinaire ou médiocre.

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Dans le même temps, à côté du vin des pauvres, de grands crus étaient élevés dans les chais (en particulier cour Saint-Emilion), par des négociants attentifs, soucieux du goût d’une clientèle avisée et fortunée.

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De telle sorte que Bercy devint incontournable pour tout amateur de vins, quel qu’il fût.

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La cour Saint Emilion

Les bâtiments de pierre blanche, les rails et les gros pavés de la cour SaintÉmilion rappellent que ces lieux furent occupés jusque dans les années 1980 par les entrepôts de Bercy.

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Complémentaire de la halle aux vins Saint Bernard, sur l’autre rive de la Seine, le « Cellier du Monde » couvrait alors une surface d’environ 40 hectares.

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La Seine fut longtemps la principale voie d’acheminement des vins en provenance de l’Yonne, de Bourgogne ou du Beaujolais, puis d’Algérie jusque vers 1960, les vins du midi étant transportés par chemin de fer via la gare de Lyon.

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Grâce à un réseau intérieur adapté, les wagons foudres étaient livrés directement aux négociants de l’entrepôt, qui « dépotaient » les vins dans des cuves ou des tonneaux.

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► Pour en parler : Antoine Gerbelle, grand reporter à La Revue des vins de France.

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Nicolas Thomas est très fier. A 35 ans, il voit son nom et son restaurant apparaître dans l'édition 2018 du célèbre guide culinaire Gault et Millau.

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Le célèbre guide lui a attribué le titre de "jeune talent 2018"

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Tout est finalement allé très vite pour ce chef, qui a ouvert son restaurant en 2012 à Verfeil, "la Promenade".

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Un parcours atypique

Avant de devenir chef cuisinier, Nicolas Thomas a d'abord été musicien professionnel pendant des années. Il était violoncelliste et travaillait notamment avec l'Orchestre National du Capitole à Toulouse.

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Il partageait son métier avec sa femme, Laurence, qui, elle, jouait du violon. Mais un jour, il a eu un déclic.

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En 2010, alors âgé de 28 ans, il lâche le violoncelle pour le piano de cuisine et passe un CAP au lycée hôtelier de Toulouse et fait son apprentissage chez Franck Renimel. Deux ans plus tard, il ouvre son propre restaurant "La Promenade" à Verfeil.

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Sa compagne finit elle aussi par arrêter le violon pour le suivre. Elle s'occupe de la salle.

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► Pour en parler : Nicolas Thomas

► En savoir + : le site internet et la page Facebook du restaurant

► A lire également : Toulouse : du violoncelle au piano de cuisine, le jeune chef Nicolas Thomas promu par le Gault et Millau