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Le viaduc de Garabit. Le "Grand-frère" de la Tour Eiffel

Diffusion du lundi 13 mai 2019 Durée : 24min

Frédérique Le Teurnier et Denis Faroud s’intéressent également à une française qui a parcouru 5.000km à cheval en Australie et à l’histoire de la bouillabaisse

Au sommaire aujourd’hui :

- Le Viaduc de Garabit. Le « Grand frère » de la Tour Eiffel

- Sur la piste sauvage. Quand une française traverse l'Australie à cheval

- La bouillabaisse. Une soupe mythique

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Durant une semaine, du 13 au 19 mai, la SNCF dévoile ses coulisses.  

Partout en France, sur près de 150 sites, cette opération ouverte au grand public propose de visiter des cabines de conduite, des ateliers, des chantiers, des centres d’aiguillage, des tours de contrôle ou des laboratoires de recherche.   

Pour commencer, Vive le train met à l'honneur le viaduc de Garabit.  

Le Viaduc de Garabit 

Classé Monument historique depuis l’an dernier, le viaduc ferroviaire de Garabit, situé sur la commune de Saint-Flour, dans le Cantal, a été construit par Gustave Eiffel, 5 ans avant sa célèbre tour parisienne.  

564 mètres de long, 122 mètres de haut, 3.200 tonnes de fer, d’acier, de fonte et de plomb, 400 ouvriers et 4 années d’un chantier titanesque dans des conditions météo souvent difficiles… Le Viaduc de Garabit impressionne tout autant par ces chiffres que par sa beauté intemporelle qui a su braver le temps depuis 130 ans.  

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Véritable dentelle de fer, le Viaduc de Garabit est le fruit de la collaboration de Gustave Eiffel et de l’ingénieur Léon Boyer. La construction de cet ouvrage d’art répondait en 1878 à la mise en service d’une ligne ferroviaire entre Béziers et Paris. Une aubaine pour les vignerons du Sud-Est, qui voyaient dans ce projet la possibilité d’acheminer leur production vers la capitale.  

Encore fallait-il trouver une solution technique pour franchir les 30 km particulièrement périlleux entre Marjevols et Neussargues, avec un passage obligé au-dessus des gorges de la Truyère. C’est en s’intéressant de près au dernier ouvrage d’Eiffel au Portugal que Léon Boyer, jeune ingénieur des Pont et Chaussées, devait trouver la solution. L’architecture du pont Maria Pia sur le Douro répondait assurément aux caractéristiques de Garabit.   

Le viaduc de Garabit n’est autre que le « grand frère » de notre célèbre Tour Eiffel, inaugurée en 1889, qui fête cette année ses 130 printemps. De 1996 à 1999, les deux ouvrages d’art ont d’ailleurs figuré longtemps en filigrane recto-verso sur un billet de banque de 200 francs à l’effigie de Gustave Eiffel. Et ce, jusqu’à l’arrivée de l’euro. 

Pour fêter les 130 ans de la mise en service de la ligne Paris-Béziers pour laquelle le viaduc a été construit, un grand nombre de visiteurs s’étaient déjà donné rendez-vous sur le site, le 30 septembre 2017, pour une sympathique journée champêtre.

► Pour en parler : Patricia Rochès, historienne du viaduc

► Aller + loin : le site internet de l'opération  « Vive le train »

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Partie il y a plus de 10 ans pour des vacances en Australie, la française Aliénor le Gouvello, passionnée d’équitation, est tombée sous le charme de l’outback australien.

Elle vient de parcourir 5.000 km avec des chevaux brumbies à travers le bush australien pour défendre la cause de ce cheval sauvage considéré comme nuisible par les autorités de l’île. 

Dans son livre Sur la piste Sauvage, paru le 24 avril en France aux éditions Arthaud, la jeune femme de 34 ans, raconte sa chevauchée. 

La traversée des mondes

Aliénor Le Gouvello a adopté les grands espaces australiens depuis 10 ans maintenant. Elle aime ce pays-continent, où elle travaille avec les enfants aborigènes, ces jeunes démunis, désœuvrés mais débordants de vie. 

À ces oubliés du bout du monde, elle a donné le meilleur d'elle-même, ils lui ont appris leurs coutumes, leurs traditions, et plus important que tout, leur compréhension intime de la nature. 

Grâce à eux, elle peux devenir écorce, feuille, branche qui craque. Aujourd’hui, elle est cette terre rouge qu'elle foule pieds nus le plus souvent et qu'elle aime tant, elle appartient à ce décor sauvage et parfumé. 

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Cette aventure a commencé le jour où, une communauté aborigène l'a invitée à participer à une course de chevaux, elle seule femme cavalière, blanche de surcroît. 

En plein désert australien, sous la fournaise, elle remportait la course, devant un public mâle, abasourdi qu’une femme jeune les devance. Elle a rencontré ce jour-là d’autres déshérités, les brumbies, ces chevaux australiens redevenus sauvages, que nombre d’Australiens trouvent invasifs et n’hésitent pas à éliminer.

Lorsque qu'elle a décidé de traverser seule ce continent sauvage, en empruntant les 5.000 kilomètres du National Trail, elle savait que 3 brumbies l’accompagneraient. Ces compagnons d’aventure et de solitude, elle a dû les dresser elle-même. 

► Pour en parler : Aliénor le Gouvello

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La bouillabaisse est à l'origine un plat de pauvres, un ragoût que les pêcheurs laissaient mijoter avec les restes de poissons non vendus, le temps qu'ils remaillaient leurs filets. 

On dit qu'il y a autant de recettes de bouillabaisse que de cuisiniers, à Marseille. 

Une soupe de poisson

La bouillabaisse est réalisée avec des poissons de roches qui vont donner ce goût iodé et corsé. 

Comme tous les plats traditionnels, cela demande de l'exigence et un vrai savoir-faire. 

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Une charte a vu le jour en 1980 : quatre poissons de variété différente au minimum sont requis et ils doivent être découpés devant les consommateurs. Sera servi en premier le bouillon issu de la cuisson de la préparation, puis les morceaux des différents poissons, ainsi que des pommes de terre, des croûtons frottés à l'ail et la célèbre rouille. 

Quelques variantes introduisent des légumes comme des tomates, du fenouil ou des petits pois.

A noter qu’un article sur la bouillabaisse est à retrouver dans Cuisine et vins de France de mai-juin.

► Pour en parler : Anne Garabédian, journaliste culinaire.