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Une vie, une passion: Samuel Delus et le vin de Prébois

Samuel Delus dans ses vignes, à Prébois

Une vie, une passion du dimanche 2 octobre 2016

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Pour Samuel Delus, être vigneron dans le Trièves c'est d'abord un plaisir, mais c'est aussi une façon de perpétuer une tradition qui a failli disparaître.

Samuel Delus est un "enfant du pays" qui a passé la première partie de sa vie professionnelle à Paris et à parcourir le monde en travaillant dans l'audiovisuel. Il a eu soudainement l'envie de poser ses valises, revenir vivre à Prébois, dans le Trièves et s'adonner à sa passion: la culture de la vigne.

Un patrimoine à préserver

En 2008, il participe à la création de l'association "Vignes et Vignerons du Trièves" qui a pour vocation de rassembler les amoureux du vin de Prébois et leur permettre, en mutualisant les moyens de continuer à produire, même en très petites quantités et pour une consommation familiale, ce que l'on appelait le petit vin de Prébois. C'est pour perpétuer ce patrimoine que les anciens avaient construit que l'association a vu le jour.

Samuel Delus à Prébois, durant l'étiquetage des bouteilles de vin qu'il produit - Radio France
Samuel Delus à Prébois, durant l'étiquetage des bouteilles de vin qu'il produit © Radio France - Alain Salomon

Une reconversion professionnelle

Samuel, lui, a décidé aussi de se lancer à son compte en 2012, après avoir mûrement réfléchi son projet depuis le début des années 2000, en remettant en état des parcelles de vignes laissées à l'abandon, en plantant des cépages précoces (car on est en altitude) et en replantant des cépages locaux tels que l'onchette, par exemple.

Le choix du bio

Samuel nous emmène visiter quelques parcelles sur lesquelles ont été plantés des cépages locaux (comme l'onchette, par exemple) ou des cépages précoces car, ne l'oublions pas, le Trièves est relativement en altitude! Ayant fait le choix de produire en bio, il faut donc être particulièrement vigilant et réagir au moindre signe de maladie de la vigne. Heureusement, outre les traitements possibles au souffre ou au cuivre, dans le Trièves on trouve aussi facilement de la prêle ou des orties qui sont de bonnes armes naturelles pour protéger la vigne.

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