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G20 : quand les hôtes britanniques jouaient à "Big brother"

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Par , France Bleu

Le quotidien The Guardian révèle ce lundi que la Grande-Bretagne a espionné les dirigeants du monde entier venus participer aux réunions du G20 en avril et septembre 2009.

"Souriez, vous êtes écoutés" : les dirigeants du G20 en 2009
"Souriez, vous êtes écoutés" : les dirigeants du G20 en 2009 © Maxppp

C'est un scénario digne des plus grands thrillers hollywoodiens, qui semble indiquer que même les "grands" de ce monde ne sont pas à l'abri des moyens d'espionnage moderne. The Guardian affirme ce lundi que les Britanniques avaient déployé un vaste dispositif de surveillance visant à épier les faits et gestes des dirigeants des plus grands pays du monde réunis à l'occasion du G20, en avril et septembre 2009 à Londres.Le journal, qui a travaillé à partir des informations fournies par l'ex-espion américain Edward Snowden (réfugié à Hong-Kong), dit avoir consulté des documents de l'agence des services secrets britannique Government Communications Headquarters (GCHQ) et décrit dans les détails le système exploité par les Britanniques.

Cyber-cafés "piégés", téléphones écoutés

Selon ces documents, les cyber-cafés installés pour l'occasion étaient en fait truffés de mouchards, et les espions de sa Majesté pouvaient intercepter l'ensemble des mails échangés. Idem pour les Blackberry des membres des délégations, qui étaient largement écoutés. Un dispositif permettant de savoir quand les délégués se contactaient les uns les autres avait été installé et certaines personnalités avaient été ciblés, en particulier le ministre des Finances turc. Aucun chef d'Etat n'a visiblement été épargné : le journal cite l'exemple d'un rapport indiquant que le GCHQ a demandé l'aide de son homologue américain (la NSA) pour espionner un appel du président russe Dimitri Medvedev à l'aide d'un satellite.

Révélations embarrassantes

Les documents dont le journal a eu connaissance donnent à penser que ces opérations ont été approuvées par des responsables du gouvernement travailliste, alors dirigé par Gordon Brown. Mais ni le parti, ni l'administration actuelle n'ont pour le moment commenté l'affaire. La publication de ces informations fait en tout mauvais genre, à quelques jours d'une réunion du G8... au Royaume-Uni. Il est probable que les chefs d'Etat réfléchiront à deux fois avant d'envoyer un mail ou de passer un coup de fil depuis Lough Erne, en Irlande du Nord...

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