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Grundviller : ils sont licenciés mais ne peuvent pas toucher le chômage

vendredi 30 août 2013 à 17:09 Par Cyril Destracque, France Bleu Lorraine Nord

A Grundviller, entre Sarreguemines et Sarralbe, une dizaine de salariés ont manifesté vendredi matin pour dénoncer une situation ubuesque. Licenciés depuis le printemps, ils ne peuvent pas s'inscrire à Pôle Emploi en raison d'un imbroglio juridique.

La société Jean Prim à Grundviller
La société Jean Prim à Grundviller © Radio France - Michel Sardo

C'est ce qu'on pourrait appeler une histoire à dormir debout. A Grundviller, entre Sarreguemines et Sarralbe, les 19 salariés de Jean Prim et Fils ne travaillent plus depuis avril dernier suite à la liquidation de cette entreprise spécialisée dans la construction et le bâtiment. Mais, à la suite d'un imbroglio juridique et financier, ces ouvriers n'ont toujours pas été licenciés. Conséquence, au regard de la loi,  ils ne peuvent toujours prétendre pas à des indemnités de licenciement et sans l'intervention du syndicat Force Ouvrière en juillet dernier, les "Prim" n'auraient même pas pu s'inscrire à Pôle Emploi et bénéficier d'allocations chômage. Rageant dans le contexte économique actuel, d'autant que plusieurs des ex-employés de Jean Prim ont des emprunts à rembourser. Vendredi matin, pour crier leur ras-le-bol, les salariés ont symboliquement manifesté devant les locaux de l'entreprise déserte.

Ni allocation chômage, ni prime de licenciement

Parmi eux, Alphonse, 57 ans et 17 ans de présence chez Prim. Son dernier salaire, il l'a touché en mars dernier et il a bien du mal à digérer la situation. "C'est inadmissible qu'on nous laisse dans cette situation-là. Ca fait 37 ans que je travaille, je n'ai jamais rien demandé à personne et là quand je suis dans la mouise, on me laisse tomber" explique Alphonse. Dans son mallheur, il a de la chance. Il n'a plus de maison à payer et a de quoi vivre. "Pas comme un collègue qui a failli perdre sa maison" précise le quinquagénaire. "Si on est là aujourd'hui c'est parce que la société Prim était dirigée par un gérant et le fond de commerce appartient toujours à la famille Prim, donc se pose la question de savoir qui doit licencier" explique Alexandre Tott, du syndicat Force Ouvrière. Le mandataire considère que ce n'est pas à lui de le faire et la famille Prim, propriétaire des locaux ne veut pas le faire. Résultat, d'avril à juillet, les ouvriers de l'ancienne entreprise de construction n'ont touché ni salaire, ni prime de licenciement, ni allocation chômage." Grace à une mobilisation, les "Prim" ont obtenu une indemnisation temporaire. Mais elle ne règle pas tout. Les salariés de Prim ont rendez-vous le 4 septembre prochain  devant le conseil des prud'hommes de Forbach.

GRUNDVILLER 2