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Guéant aurait bénéficié de primes qu'il a lui-même interdites

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Par , France Bleu

D'où provenait l'argent liquide qui a permis de régler des factures retrouvées à son domicile en février dernier ? "De primes" reçues alors qu'il était ministre de l'Intérieur, a depuis répondu Claude Guéant. Problème : il avait lui-même interdit ces primes quelques années plus tôt, alors qu'il dirigeait la police nationale.

Claude Guéant, ex-ministre de l'Intérieur
Claude Guéant, ex-ministre de l'Intérieur © Maxppp

Des fonds d'enquête, pas des indemnités

La ligne de défense de Claude Guéant est de nouveau mise à mal par une le Canard enchaîné daté de ce mercredi. Le journal publie une note rédigée par l'ex-ministre, dans laquelle l'usage des fameuses primes dont il prétend avoir bénéficié est formellement encadré.Car l'ancien locataire de la place Beauvau n'a pas dévié d'un iota depuis la découverte, en février à son domicile, de factures réglées en liquide : les montants (20.000 à 25.000 euros) ont été payés grâce à des primes versées au sein du ministère , selon ses dires. Ce sont les fameux "frais de police", officiellement dénommés "frais d'enquête et de surveillance", que les forces de l'ordre utilisent dans le cadre de leurs investigations. "Le ministère de l'intérieur avait une situation spécifique", a-t-il expliqué, "un système indemnitaire pour les membres du cabinet et des milliers de fonctionnaires" . Claude Guéant affirme en avoir bénéficié jusqu'en 2006.

"Ces fonds ne doivent être considérés comme permettant d'alimenter un régime indemnitaire"

Mais selon le Canard enchaîné, le même Claude Guéant avait lui-même formellement expliqué que ces fonds ne devaient "en aucun cas" être "considérés comme permettant d'alimenter un régime indemnitaire". C'est le contenu d'une note publiée par le journal et datée du 3 février 1998, alors que l'intéressé était directeur général de la police nationale (DGPN). En clair, Claude Guéant interdisait justement que ces fonds servent à financer des primes occultes en liquide, non déclarées.

La note de Claude Guéant publiée par le Canard enchaîné
La note de Claude Guéant publiée par le Canard enchaîné

Guéant s'emmêle les pinceaux dans le calendrier

Joint par l'AFP, l'ex-ministre s'interroge sur l'authenticité de la note. "La date (3 février 1998) m'intrigue un peu car j'ai quitté mes fonctions de directeur général de la police nationale au lendemain de l'assassinat de Claude Erignac", affirme-t-il. Or le préfet Erignac a été tué le 6 février. Quatre jours séparent donc la rédaction de la note et le départ de Claude Guéant. Plusieurs syndicats ont réagi après les déclarations de Claude Guéant, l'un d'eux, FO-Centrale des personnels du ministère de l'Intérieur, lui demandant de "rendre l'argent", la CGT-Police évoquant elle un "détournement de fonds publics". Une enquête administrative a été ouverte au ministère de l'Intérieur.Ces derniers jours, le proche de Nicolas Sarkozy a également été contraint de s'expliquer sur la présence de 500.000 euros sur son compte en banque. Une somme provenant de l'étranger et consécutive à une vente de tableaux, selon l'intéressé.

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