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Hassan Rohani, un modéré pour diriger l'Iran

- Mis à jour le -
Par France Bleu

Elu président de la République d'Iran dès le premier tour samedi, Hassan Rohani est un religieux qui se montre plus modéré que son prédecesseur Ahmadinejad, notamment sur la question du nucléaire. Mais les espoirs de la communauté internationale restent fragiles : le nouveau président a écarté l'hypothèse de cesser l'enrichissement d'uranium.

Hassan Rohani a mené, entre 2003 et 2005, les négociations sur le nucléaire avec l'Europe
Hassan Rohani a mené, entre 2003 et 2005, les négociations sur le nucléaire avec l'Europe - MaxPPP

Surprise en Iran ce samedi : il n'y aura pas de second tour de l'élection présidentielle. Le candidat Hassan Rohani, un religieux modéré âgé de 64 ans, a été élu dès le premier tour, avec 50,68% des voix. Le scrutin a bénéficié d'une forte participation : 72,7% des électeurs se sont rendus aux urnes.

Après plusieurs années d'un régime piloté d'une main de fer par Mahmoud Ahmadinejad, suite à la répression violente des manifestations de 2009, la victoire de Rohani, surnommé le "Cheikh diplomate ", marque le retour des modérés à la tête du pays. Le candidat était notamment soutenu par l'ancien président Mohammad Khatami, l'une des têtes d'affiche du mouvement réformateur.

Les Etats-Unis "prêts à collaborer directement "

Le principal fait d'armes de Rohani, c'est d'avoir été le chef de file de la délégation iranienne lors des négociations avec les Européens sur le nucléaire, entre 2003 et 2005. C'est lui qui avait accepté la suspension de l'enrichissement d'uranium par l'Iran. Depuis le milieu des années 1980, Rohani a joué un rôle important dans plusieurs institutions, comme le Conseil suprême de la sécurité nationale.

La communauté internationale fonde donc des espoirs sur ce nouveau président : les Etats-Unis se sont dits "prêts à collaborer directement" avec l'Iran. Le secrétaire général de la Maison Blanche Denis McDonough qualifiait l'élection de Rohani comme "un signe porteur d'espoir".

Un changement de style ?

Pourtant, il y a fort à penser que la seule élection de ce réformateur ne changera que très peu la ligne politique de l'Iran. Car les plus grandes décisions, et notamment celles concernant la politique nucléaire du pays, reviennent au Guide suprême du pays, l'ayatollah Ali Khamenei. Et ce dernier ne semble pas avoir l'intention de changer la stratégie consistant à se diriger vers une maîtrise de l'outil nucléaire.

D'autant plus que Rohani ne semble pas lui-même disposer à un revirement catégorique : lors de sa première conférence de presse, donnée ce lundi après-midi, il a écarté la possibilité d'un arrêt de l'enrichissement d'uranium. "L'époque est révolue " où les Occidentaux pouvaient demander cette interruption, a-t-il fait remarquer.

Le système politique iranien est très verrouillé
Le système politique iranien est très verrouillé

Toutefois, le nouveau président a mis l'accent sur l'importance de créer des liens "de confiance" avec la communauté internationale. "Le problème nucléaire ne peut être réglé que par les négociations " a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "Les menaces et les sanctions sont inefficaces ". 

Tout au plus, Rohani pourrait, selon Bruno Tertrais de la Fondation pour la recherche stratégique, plaider en faveur d'un arrangement avec les occidentaux, pour éviter une crise majeure. En tout état de cause, l'élection de Rohani devrait marquer un tournant en matière de "style présidentiel" : selon l'ancien ministre britannique des Affaires Etrangères Jack Straw, Hassan Rohani est un "diplomate et homme politique très expérimenté " qui pourra rompre avec "l'approche abrupte et stérile " de son prédécesseur.

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