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Agriculture – Pêche DOSSIER : La ruralité : un enjeu électoral 2017

Crise agricole : 20.000 exploitations risquent de disparaître en France d'ici 2018

lundi 27 mars 2017 à 4:00 Par Dimitri Imbert et Jean-François Fernandez, France Bleu Besançon

Un président concerné en urgence par la question agricole. C'est ce qu'attendent les agriculteurs des élections, à l'image de Patrice Perrier, un éleveur de Recologne-lès-Rioz en Haute-Saône. Il avait dû vendre aux enchères ses bêtes et son matériel le 5 février 2016 pour régler ses dettes.

Lors des dernières manifestations à Vesoul, les agriculteurs avaient répandu de la poudre de lait sur la route.
Lors des dernières manifestations à Vesoul, les agriculteurs avaient répandu de la poudre de lait sur la route. © Maxppp - Lionel Vadam

Recologne-lès-Rioz, France

407.000 euros de dettes, un moral qui plonge et la santé qui fout le camp. Début 2016, la mort dans l'âme, Patrice Perrier, un éleveur de Recologne-Lès-Rioz en Haute-Saône, doit vendre son matériel agricole et son bétail pour régler ses difficultés financières.

Un président qui s'occupe en urgence du monde agricole dès son arrivée à l'Elysée" - Patrice Perrier, éleveur

Un an après la vente aux enchères, nous sommes retournés voir notre agriculteur. Patrice Perrier a repris une activité, non plus en EARL (entreprise agricole à responsabilité limitée) mais en son nom propre. Un cousin a racheté ses 70 vaches lors de la vente aux enchères, Patrice essaie de monter un crédit pour commencer à rembourser. Et il observe de près les candidats à la présidentielle : "On attend énormément, on espère un président qui s'occupe en urgence du monde agricole dès son arrivée à l'Elysée. Car 20.000 exploitations risquent de disparaître en France d'ici 2018."

Le problème de fond reste celui du prix du lait, des céréales, et bien sûr les charges. Selon lui, le futur président ne doit pas se contenter d'une visite médiatisée au Salon de l'agriculture, car les besoins sont immédiats et concrets : "Je sais que si on ne se regroupe pas, mon exploitation est condamnée d'ici les cinq prochaines années", constate Patrice, sans trop d'illusions. "Même si notre nouveau président fait de l'agriculture une priorité, on sait qu'il faudra de cinq à dix ans pour redresser la barre." Ce qui n'empêche pas Patrice Perrier, comme tous les agriculteurs, d'y croire et de se lever à l'aube pour monter sur son tracteur, et de finir sa journée tard dans la soirée.

. - Radio France
. © Radio France

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