Agriculture – Pêche

500 personnes mobilisées pour le bien-être animal à Guéret

Par Olivier Ceyrac, France Bleu Creuse et France Bleu samedi 5 novembre 2016 à 19:59

Plus de 500 personnes dans les rues de Guéret pour le bien être animal
Plus de 500 personnes dans les rues de Guéret pour le bien être animal © Radio France - Olivier Ceyrac

L'association L-PEA (Lumières sur les pratiques d'élevage et d'abattage) a su mobiliser plus de 500 personnes dans les rues de Guéret samedi 5 novembre. Des creusois, mais aussi des personnes, venus de toute la France crier leur amour des animaux.

En Creuse, le centre d'engraissement de Saint Martial le Vieux fait polémique. Il y a deux camps: les pros et les antis. Chaque manifestation est l'occasion pour chacun des camps d'affirmer encore plus son opposition envers l'autre.

Ce samedi 5 novembre, l'association L-PEA a marqué un point en terme de communication. Malgré la pluie, plus de 500 personnes se sont mobilisées. Une mobilisation qui ne faiblit pas d'année en année, même si elle est moindre lors des actions coup de poing au court de l'année.

Des dizaines d'associations de défense du bien être animal étaient présentes. L 214 (spécialiste dans les vidéos chocs des abattoirs), OABA (l'oeuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs, seule association autorisée à entrer dans les abattoirs en France), NOVISSEN (contre la ferme des mille vaches dans la Somme), le CLAMA (le collectif limousin d'action militante pour les animaux)... Toutes ces groupes ont su mobiliser des personnes de leurs différents collectifs pour venir jusqu'à Guéret. Mais dans les rangs des manifestants se trouvaient aussi des creusois, venat de La Souterraine à Royère-de-Vassivière en passant par Aubusson, Bonnat et bien sur Guéret.

Des dizaine d'associations venues de toute la France ont manifestées à Guéret - Radio France
Des dizaine d'associations venues de toute la France ont manifestées à Guéret © Radio France - Olivier Ceyrac

Si la majorité des manifestants avaient les images de l'abattoirs de Limoges dans les yeux, le combat restait quand même le centre d'engraissement de Saint Martial le Vieux. Les manifestants reproches aux éleveurs de ne laisser assez de place dans les boxs pour que les broutards (âgé de 7 mois, plus jeune on parle de veau) puissent bouger et surtout s'allonger. L-PEA évoque 3m² par broutard. Un peu plus de 4m² (plus que la norme) selon les éleveurs. Autre motif de colère, un mode d'élevage qu'ils jugent beaucoup trop intensif au détriment de la santé des animaux.

Frédéric Freund, directeur de l'association OABA, était à Guéret ce samedi