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Agriculture – Pêche

À Beurizot, la Confédération paysanne évoque ses craintes par rapport à un projet de loi

lundi 18 juin 2018 à 20:10 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Une dizaine d'agriculteurs de la Confédération paysanne ont rencontré ce lundi 18 juin à Beurizot la sénatrice Anne-Catherine Loisier. Elle est co-rapporteur du projet de loi agriculture et alimentation qui sera examiné à la fin du mois au Sénat.

Un dialogue francs, mais courtois et convivial, s'est engagé entre les agriculteurs et Anne-Catherine Loisier
Un dialogue francs, mais courtois et convivial, s'est engagé entre les agriculteurs et Anne-Catherine Loisier © Radio France - Jacky Page

Beurizot, France

La Confédération paysanne surveille de près le projet de loi agriculture et alimentation. Il vise notamment à renforcer la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle des produits. Mais le syndicat agricole s'inquiète de plusieurs articles votés par les députés et que les sénateurs ont retoqué. Ce lundi, devant la mairie de  Beurizot, une dizaine d'agriculteurs côte-d'oriens ont rencontré la sénatrice Anne-Catherine Loisier, co-rapporteur de ce projet de loi. Un dialogue courtois s'est engagé, autour d’une table où les membres du syndicat agricole avaient disposé des produits fermiers, et des plantes cultivées ou sauvages.

Pouvoir utiliser des préparations naturelles sans tracasseries administratives

Les paysans ont fait part à la sénatrice de leur volonté de pouvoir continuer à utiliser des préparations naturelles à base de plantes, sans tracasseries administratives. On les appelle officiellement « préparations naturelles peu préoccupantes ».  Emilie Jeannin élève des bovins à Beurizot et elle connaît bien ces usages : « ça peut être du purin d’orties, une tisane, toutes les utilisations de plantes qu’on peut faire pousser dans notre jardin ou qu’on cueille dans la nature. On les utilise pour traiter les végétaux dans le jardin, éventuellement dans les cultures ou pour nos animaux. Moi, dans l’élevage, j’utilise pas mal de préparations de phytothérapie, aromathérapie.  C’est un choix de limiter les antibiotiques sur les animaux ». Or, il est question que chaque usage soit validé par l'ANSES, l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation.

Anne-Catherine Loisier cite l’exemple de la rhubarbe : « à certaines doses, et mélangée avec certaines autres choses, c’est bon. Par contre, la rhubarbe de manière intensive et avec d’autres substances, ça peut être nocif ». Un participant s’adresse à la sénatrice : «  Nous ce qu’on souhaiterait, c’est qu’il y ait une liste de plantes qui exigent des précautions, voire interdites parce qu’elles sont réellement toxiques, et que pour tout le reste, on nous foute la paix »

Les producteurs de fromages fermiers ne veulent pas être lésés

Autre sujet de préoccupation soulevé par Denis Perreau, cultivateur et éleveur de moutons à Frolois : la nécessité de protéger les fromages fermiers. Le terme poulet fermier par exemple appartient à des industriels. Les éleveurs qui font de la vente directe doivent appeler leurs volailles "poulets produits à la ferme". Ils souhaitent que la dénomination "fromage fermier" ne subisse pas le même sort et ne puisse pas être récupérée par d'autres à leurs dépens : "il semblerait que les affinages collectifs aient droits à l'appellation fromages fermiers, même en dehors des cahiers des charges très stricts des AOP. Auquel cas, une laiterie pourrait collecter des fromages artisanaux, et les vendre en fromages fermiers, mais en gardant la plus-value pour elle".  Un point de vigilance sur lequel la sénatrice va se pencher. Le projet de loi sera examiné par les sénateurs en séance plénière le 26 juin.