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A Langon, une viticultrice touchée par le gel reçoit la visite de plusieurs élus

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Par , France Bleu Gironde

Charlotte Molinari, viticultrice à Langon, a reçu samedi la visite de plusieurs élus et de la chambre d'agriculture de la Gironde pour faire le point sur les dégâts causés par le gel. La vigneronne estime qu'elle a perdu près de 70% de sa future récolte. Elle attend l'argent de son assurance.

La viticultrice Charlotte Molinari (au centre, veste grise) a perdu près de 70% de sa récolte.
La viticultrice Charlotte Molinari (au centre, veste grise) a perdu près de 70% de sa récolte. © Radio France - Antoine Jeuffin

Après le fort gel la semaine dernière dans les vignobles girondins, l'heure est aux premières estimations. A l'invitation de la chambre d'agriculture de Gironde, les présidents de la Gironde, Jean-Luc Gleyze, et de la Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, les sénatrices Nathalie Delattre, Florence Lassarade, le sénateur Hervé Gillé, ainsi que les députées Sophie Mette et Christelle Dubos se sont rendus samedi dans les vignes de Langon, pour constater les dégâts au Château Pont de Brion, domaine exploité par la viticultrice Charlotte Molinari.

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L'assurance au chevet de la viticultrice 

Charlotte Molinari n'a pas mis en place de brûlots pour contrer le gel dans ses vignes : il était trop fort. Aujourd'hui, la viticultrice estime qu'elle pourra compter sur environ 30% de sa récolte. Désormais, elle attend l'indemnisation de l'assurance multi-risques qu'elle a souscrite :

Dès le lendemain du gel, j'ai fait ma déclaration de sinistre en ligne, l'expert doit passer dans la semaine pour constater les premiers dégâts et ensuite il repassera pendant l'été et on fera le bilan après les vendanges. Si je dois perdre toute ma récolte, j'espère récupérer 30% à 40% de mon chiffre d'affaires, soit 100.000 euros. 

L'assurance va permettre à Charlotte Molinari d’absorber une partie du choc, mais ça ne sera pas suffisant sans aides supplémentaires. "J'aimerais beaucoup que suite à la visite de la chambre d'agriculture et des élus, on puisse avoir des diminutions de charges, de cotisations, parce qu'à un moment on ne va pas pouvoir tout assumer", explique la viticultrice

Trop peu de viticulteurs assurés en Gironde

Samedi en Ardèche, le Premier Ministre Jean Castex a annoncé le déplafonnement des aides de "calamité agricole". Or, ce régime s'applique pour les produits qui ne sont pas assurables, et la vigne l'est. Charlotte Molinari ne sera donc pas concernée par le dispositif. 

Les viticulteurs peuvent compter sur leur assurance, mais celle-ci n'est pas obligatoire, et seulement 30% des vignerons girondins sont assurés à ce jour selon Bernard Farges, président du conseil interprofesionnel des vins de Bordeaux, qui affirme qu'"on doit travailler à rendre les assurances plus efficaces, moins coûteuses et faire en sorte que toute aide publique soit conditionnée à une assurance chez un exploitant".

Bernard Farges se défend de vouloir imposer l'assurance mais aimerait que davantage de viticulteurs en souscrivent une. Pour cela, insiste-t-il, il faut que le système d'assurance soit "revu".

Sur ce point, le président de la chambre d'agriculture de Gironde, Jean-Louis Dubourg, appuie : 

Le dispositif d'assurance est très complexe puisqu'on s'assure sur une "moyenne olympique", c'est-à-dire sur les cinq dernières années, en enlevant la meilleure récolte et la moins bonne. S'il y a des agriculteurs qui ont eu plusieurs sinistres sur les dernières années, ils se retrouvent avec des références très basses qui ne reflètent pas le potentiel des cultures.

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Réduction de charges et étalement du PGE   

Jean-Louis Dubourg demande également "_une réduction des charges sociales des agriculteurs qui sont sinistrés_, un accompagnement pour les dispositifs de lutte anti-gel et anti-grêle". Comme Bernard Farges, il exige l'étalement du PGE, le prêt garanti pour l'Etat. 

Le président de la chambre d'agriculture de Gironde pousse également pour travailler à des systèmes de protection plus performants contre le gel, qui pourraient selon lui rentrer dans le cadre du plan de relance. 

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