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A Saint-Gildas-des-Bois, le projet d'extension d'une ferme porcine fait des remous

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Par , France Bleu Loire Océan

A Saint-Gildas-des-Bois, un collectif ne voit pas d'un bon œil le projet d'extension de la ferme du Gaec du Pas de la Roche. Les agriculteurs possèdent actuellement 250 truies, ils prévoient de rapatrier dans leur exploitation l'élevage de leurs porcelets et cochons.

L'agriculteur Sébastien Leray et ses trois associés possèdent une exploitation de 175 ha.
L'agriculteur Sébastien Leray et ses trois associés possèdent une exploitation de 175 ha. © Radio France - Marie Roussel

Dans la mairie de Saint-Gildas-des-Bois, une dizaine d'opposants se sont réunis mardi 23 février avant la manifestation prévue samedi contre le projet d'extension d'une ferme. Les quatre agriculteurs associés du Gaec du Pas de la Roche ont déposé un permis de construire pour agrandir leurs bâtiments. Le but ? Rapatrier l'élevage de tous leurs porcelets et cochons, soit près de 3000 animaux supplémentaires dans leur exploitation de 175 hectares. "L'idée, c'est de maîtriser toute la chaîne d'engraissement, expose l'agriculteur Sébastien Leray. Car pour être dans le système "porcs sans antibiotique", il faut maîtriser la production de A à Z." 

Plus de 3.000 cochons élevés à l'intérieur

Pourtant, une poignée d'habitants de Saint-Gildas-des-Bois ne voient pas ce projet d'un bon œil. Souffrance animale, pollutions, nuisances... La liste des griefs portée par les opposants est longue. "Il faut changer le mode de production et de consommation. On est resté dans l'agriculture d'après-guerre", déclare Christian Tolin, porte-parole du collectif. "Je suis contre la concentration de ces élevages. Ce n'est pas en doublant la souffrance des animaux que les agriculteurs vont doubler leur salaire !" s'exclame Marie-Hélène. L'habitante de Saint-Gildas-des-Bois ne jure que par le bio.  

Ils veulent revenir 50 ans en arrière- Sébastien Leray.

"Il faut savoir ce que l'on veut, répond Sébastien Leray. S'ils sont prêts à payer beaucoup plus cher, on pourra leur faire des cochons qui pourront se promener dehors. Est-ce qu'ils sont prêts à travailler dans les fermes, pousser la brouette tous les jours et être dans la gadoue jusqu'aux genoux ?" L'agriculteur insiste sur la dimension de son élevage, "qui reste à taille humaine." Contacté, le maire rappelle que le projet a été voté "démocratiquement" lors d'un conseil municipal le mois dernier. 

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