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Abattage de canards dans les Landes : "Ça fait mal, on ne produit pas pour les mettre à la benne"

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Par , France Bleu Gascogne

Cet éleveur va subir l'abattage préventif de ses canards, pour la deuxième fois en 3 ans, en raison du retour de la grippe aviaire dans les Landes.

Pascal Bernadet, éleveur de canards à Sort-en-Chalosse
Pascal Bernadet, éleveur de canards à Sort-en-Chalosse © Radio France - Renaud Biondi-Maugey

C'est un Noël amer pour de nombreux éleveurs de canards dans les Landes, en particulier ceux subissant l'abattage préventif depuis mercredi. Les autorités sanitaires ont décidé d'abattre tous les canards dans un rayon de 3 kilomètres autour de Sort-en-Chalosse et de Bourgouey, où se sont déclarés des foyers de grippe aviaire. Au total 40000 canards vont être abattus et 25 éleveurs sont concernés. Parmi eux : Pascal Bernadet, qui élève 2600 canards à Sort-en-Chalosse (Landes). Il est par ailleurs maire de la commune, et a accepté de témoigner pour France Bleu Gascogne.

Tous les canards, même ceux d'élevages sains, sont abattus

L'élevage de Pascal Bernadet est divisé en deux parties : 8000 canards à Estibeaux et 2600 à Sort-en-Chalosse. Si le sort des canards d'Estibeaux est encore incertain, celui de ceux de Sort est scellé : ils vont être abattus de manière préventive, dans les tous prochains jours, alors même qu'ils ne présentent aucun signe de la maladie. "Aujourd'hui on abat des canards sans analyse, sans savoir s'ils sont atteints ou pas" déplore l'éleveur. Les autorités, pour prendre de vitesse le virus, et parce que tester les élevages prendrait trop de temps, préfèrent tout abattre dans ce rayon de 3 kilomètres. 

Un choc pour l'éleveur : "C'est dur à accepter, on n'élève pas les canards dans cette optique, on ne produit pas pour les mettre à la benne, c'est une frustration, c'est un peu de colère aussi, c'est rageant et dégradant pour nous."

Des images que la profession ne voulait pas revoir 

Quand la société d'abattage viendra pour euthanasier les canards, c’est tout le travail de Pascal Bernadet qui va s’envoler. Sa voix se noue quand il pense à ce qui va arriver : "C'est le non-achèvement de notre travail, ce sera très dur à accepter. Ca fait mal." Des images traumatisantes pour les éleveurs, qu’aucune indemnité ne pourra venir réparer.

Si cette nouvelle crise fait autant "mal" aux éleveurs, c'est parce que c'est la troisième qu'ils vivent en 5 ans. Les deux premières fois des vides sanitaires avaient été imposés dans le département des Landes : plus aucun canard dans les élevages, afin d'éradiquer le virus, même si cette fois-ci, aucun vide sanitaire n'a encore été annoncé à ce stade. 

Pascal Bernadet veut rester optimiste. "Pour être agriculteur, il faut être un peu maso, on sait qu'on a des aléas, qui peuvent être climatiques ou autre. Il faut faire face, se relever."

Mais pour se relever les éleveurs devront être aidés. L'Etat promet des aides financières, mais également psychologiques. 

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