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Agriculture - Pêche

Abattoir de Beaune fermé pour six semaines : état des lieux en Côte-d'Or

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Par , France Bleu Bourgogne

Depuis le 4 février, la préfecture a décidé de suspendre l'activité de l'abattoir de Beaune pour six semaines, après plusieurs avertissements concernant "l'hygiène, la protection animale et la protection de l'environnement". France Bleu Bourgogne fait le point sur les abattoirs en Côte-d'Or.

Depuis le 4 février, la préfecture a décidé de suspendre l'activité de l'abattoir de Beaune pour 6 semaines
Depuis le 4 février, la préfecture a décidé de suspendre l'activité de l'abattoir de Beaune pour 6 semaines © Maxppp - MAXPPP

Comment vont faire les agriculteurs du sud de Côte-d'Or si l'abattoir de Beaune ferme définitivement ses portes ? Depuis le 4 février, la préfecture a décidé de suspendre son activité pour six semaines, après plusieurs avertissements concernant "l'hygiène, la protection animale et la protection de l'environnement", explique la préfecture. France Bleu Bourgogne fait le point sur les abattoirs installés dans notre département.

Trois abattoirs en Côte-d'Or 

  • Un premier, au nord, à Châtillon-sur-Seine. C'est le seul abattoir public du département et c'est le plus petit en taille. Il abat environ 1000 tonnes de bêtes par an. 
  • Plus au sud, il y a celui de Venarey-les-Laumes. Très gros abattoir, bien équipé, il appartient au groupe Bigard. 14 000 tonnes de bêtes y sont abattues chaque année. 
  • Enfin, troisième et dernier, celui de Beaune. Géré par une coopérative, fermé pour 6 semaines, Beaune favorise les circuits courts et les producteurs de proximité. 

La différence entre abattoir privé et public : dans un abattoir public, les agriculteurs ont le choix. Ils peuvent payer seulement le prix de l'abattage et récupérer ensuite la viande, pour la revendre à leur prix, à des restaurants ou des supermarchés par exemple.

Dans un gros abattoir privé comme celui de Venarey-les-Laumes, l'abattoir achète directement la viande à l'agriculteur. Il devient le propriétaire du produit fini. Le groupe Bigard est d'ailleurs bien connu pour pratiquer des prix particulièrement bas. Dans celui de Beaune par exemple, multiservice, géré par une coopérative, les deux options étaient possibles pour les agriculteurs.

Deux heures de route pour trouver un nouvel abattoir

Les agriculteurs du sud du département vont devoir faire beaucoup plus de route pour trouver un autre abattoir. Par exemple, Laurence agricultrice près de Nuits-Saint-George, fréquentait depuis des années l'abattoir de Beaune : "L'abattoir de Beaune était très pratique pour nous, on roule une demie-heure pour y aller. Je n'ose pas imaginer qu'il puisse fermer pour de bon." 

S'il ferme, elle va devoir rouler deux heures pour trouver un autre abattoir, à Autun, ou même jusqu'à Besançon.  Ces kilomètres en plus inquiètent les agriculteurs : "C'est du stress en plus pour l'animal, et pour nous", confie Laurence.

Contacté par France Bleu Bourgogne, Jean-Pierre Fleury, éleveur en Côte-d'Or et président de la Fédération nationale bovine se veut rassurant : "Des discussions sont en cours, je ne suis pas inquiet sur la façon de trouver les financements". Selon lui, il s'agit avant tout d'une "remise aux normes" du centre.

Les agriculteurs manifestent contre les prix imposés par le groupe Bigard

La France compte 263 abattoirs. Selon les chiffres de l’AFAAD, à peine 8% de la production de viande serait effectuée dans des abattoirs publics. Le groupe Bigard Socopa, lui, détiendrait plus des deux tiers des abattoirs en France. "C'est eux qui font le prix, se désole Emilie Jeannin de la Confédération paysanne, comme ils détiennent 83% des abattoirs."

La Confédération paysanne se réunit ce lundi à midi devant l'abattoir de Venarey-les-Laumes pour protester contre le groupe Bigard qui "continue d'user de sa position hégémonique pour payer les paysannes et paysans à des prix toujours plus bas", selon le syndicat.

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