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Agriculture – Pêche

Acheter des abricots directement au producteur pourrait devenir impossible selon un syndicat agricole

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Par , France Bleu

La vente directe d'abricots du producteur au consommateur sera bientôt quasiment impossible alerte la Confédération paysanne ce mardi. En cause d'après le syndicat agricole, l’adoption, par l'interprofession de la filière fruits et légumes, d'une norme trop coûteuse.

 Vente directe d'abricots à l'initiative de la Confédération paysanne en juillet 2017 à Paris.
Vente directe d'abricots à l'initiative de la Confédération paysanne en juillet 2017 à Paris. © Maxppp - Bruno Levesque

Acheter des abricots à la ferme sera bientôt du passé selon la Confédération paysanne. Alors que la saison est sur le point de débuter dans les campagnes françaises, Interfel, l'interprofession de la filière fruits et légumes, a voté mardi une norme qui impose à la vente directe d'abricots "les règles de calibrage et d'emballage actuellement en vigueur pour les détaillants". 

Pour s'y conformer, les paysans vont devoir "s'équiper en matériel de calibrage coûteux et sceller tous les abricots à confiture dans des emballages fermés" affirme le syndicat agricole qui dénonce "une attaque contre la vente directe" dans un communiqué. L'extension de cette norme à la la vente directe va "en effet entraîner une augmentation du temps de travail et des investissements supplémentaires inutiles" pour les producteurs, déplore la Confédération paysanne.

Des producteurs qui peinent à se rémunérer

D'après André Bouchut, représentant de la Confédération paysanne à Interfel, les perspectives sont sombres. "Pour l'année qui se dessine, il y a eu peu de gel", a-t-il expliqué à l'AFP affirmant qu'il "ne serait pas surpris que les prix restent très bas" et que les producteurs peinent à se rémunérer, comme l'an dernier. "Si rien n'est fait, on va aller vers un déséquilibre énorme en abricots. Dans la Drôme, on va arracher des abricotiers. Tout ce qu'on arrache, c'est replanté en Espagne" a-t-il dénoncé.

Pour lutter contre le dumping dans ce secteur où la main-d'oeuvre représente facilement 50% du coût et réduire les écarts de prix dans l'Union européenne, son syndicat réclame la mise en place en Europe de"prix minimum d'entrée", soit l'interdiction, pour les pays voisins, d'exporter leurs produits en dessous d'un certain prix.