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Agribashing : la préfecture de la Sarthe ouvre une cellule pour venir en aide aux agriculteurs

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Par , France Bleu Maine
Le Mans, France

Des tags sur les silos, des agriculteurs menacés.Ces derniers mois, des exploitants agricoles sont pris pour cible. Pour apaiser les tensions et protéger les agriculteurs, la préfecture de la Sarthe a créé un observatoire de l'agribashing.

image d'illustration
image d'illustration © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Bataille pour les zones d'épandage, utilisation des pesticides, élevage intensif...Depuis quelques mois, les tensions montent entre les agriculteurs et une partie de la population qui reproche à certains exploitants leurs méthodes de travail. Des méthodes peu respectueuses de l'environnement et du bien être animal selon certains opposants à une agriculture dite conventionnelle. Les agriculteurs ont beau répéter qu'ils respectent la loi, les normes en vigueur en matière de pesticides et sont soucieux de la santé de leurs bêtes, ils sont de plus en plus pris à partie. "Il y a deux types d'agribashing" explique Christophe Mourrieras, le directeur départemental de la protection des populations de la Sarthe. C'est l'un des services de l'Etat qui compose l'observatoire de l'agribashing mis en place par la préfecture. " Il y a le mal vivre ensemble, une sorte de querelle de voisinage entre le monde rural et les nouveaux arrivants en campagneset puis il y a l'agribashing militant où des personnes s'introduisent dans des élevages pour faire des images choc, sensationnelles". Comme cette vidéo diffusée en juin dernier par l'association L214. Un film choc sur les vaches à hublot tourné dans la ferme expérimentale de Sourches, à Saint-Symphorien à l'ouest de la Sarthe. "Il y a eu aussi ces tags sur un silo d'une exploitation d'un fermier sarthois qui régulièrement explique le fonctionnement de son métier sur internet". Deux intrusions ces derniers mois. " Mais il pourrait y avoir plus" affirme Christophe Mourrieras "les agriculteurs ne portent pas toujours plainte. C'est parfois difficile de savoir si quelqu'un est rentré parce qu'il voulait voler, prendre des images, pour dénigrer. C'est difficile pour un agriculteur de savoir s'il est victime d'agribashing, d'incivilité ou de vol". 

Deux cas d'intrusion dans des exploitations sarthoises ont été recensés ces derniers mois mais il pourrait y avoir d'autres affirme Christophe Mourrieras

Christophe Mourrieras, le directeur départemental de la protection de la population  - Radio France
Christophe Mourrieras, le directeur départemental de la protection de la population © Radio France - yann lastennet

Pour les aider, la préfecture met en place cet observatoire. Avec trois objectifs. 

  • Mieux connaître 

"L'idée c'est de réunir toutes les forces pour mieux connaître les méthodes de ces groupes de militants. Il défendent une cause qui peut être justifiée, cause animale, cause véganiste, cause antispéciste mais derrière, leurs manières ne sont pas de bonnes manières". 

L'observatoire de l'agribashing a pour objectif, entre autre, de prévenir les agressions dont sont victimes les agriculteurs mais aussi de retisser les liens entre les éleveurs et une partie de la population

  • Mieux prévenir

En proposant des solutions concrètes pour prévenir les agressions. " Notamment sur la manière dont les agriculteurs peuvent protéger leurs exploitations. Autre idée, créer un réseau d'agriculteurs vigilants, sur le principe des voisins vigilants, avec par exemple un système de SMS envoyés aux exploitants en cas d'intrusion dans une ferme de leur secteur".   

  • Mieux Communiquer

L'un des objectifs cette cellule contre l'agribashing est de " développer la communication positive sur la profession agricole". Mais est-ce-vraiment le rôle de l'Etat de prendre parti sur tel ou tel type d'agriculture ? "L'Etat ne prend pas parti" se justifie Christophe Mourrieras. "Le rôle de l'Etat, c'est de contrôler que les agriculteurs, les éleveurs, respectent les règles. Par exemple, l'élevage intensif est soumis à des règles de protection animale, de bien être animal au sein de l'élevage. Bref de bonnes conditions d'élevage que l'Etat va faire respecter. La communication positive, c'est de montrer avec transparence le travail des agriculteurs et cela c'est à eux de le faire". Tous les agriculteurs ? Lorsque l'on regarde la composition de cet observatoire, y voit la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs mais pas la Confédération paysanne qui défend un autre type d'agriculture, plus "raisonnée". " C'est vrai ! Une première convention a été signée avec le syndicat majoritaire" reconnait Christophe Mourrieras. "Mais moi je travaille avec la chambre d'agriculture qui rassemble tous les syndicats. L'idée ce n'est pas de dire "on va avec telle ou telle obédience". Cela concerne tous les agriculteurs, les petits comme les grands, car il y a des parfois des pratiques qui peuvent porter préjudice à l'image de l'ensemble de la profession".    

Pour Christophe Mourrieras, il faut associer tous les éleveurs, gros ou petits, quelque soit leur conception de leur métier

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