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Agribashing : "Venez nous voir, vous verrez qu'on ne fait pas n'importe quoi" lance un éleveur creusois

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Par , France Bleu Creuse

La Creuse a désormais son observatoire de l'agribashing. C'est la réponse de l’État face aux critiques et aux dénigrements de plus en plus fréquent des agriculteurs. Benoit Daudon est éleveur à Guéret. Lui aussi en a assez de cet acharnement contre sa profession.

Benoit Daudon, éleveur à Guéret
Benoit Daudon, éleveur à Guéret © Radio France - Sophie Peretti

"C'est un peu de l'acharnement, explique Benoit Daudon, éleveur à Guéret, c'est ce que l'on ressent à chaque fois, les visites dans les élevages hors sol, les accusations de pollution  lors de nos traitements, alors qu'on ne fait pas ça par plaisir, mais pour entretenir nos cultures, les protéger". Benoit Daudon en a assez qu'on casse du sucre sur le dos des agriculteurs. Il était ce jeudi matin l'invité de France Bleu Creuse. Retrouvez son interview en vidéo ici.

Pour Benoit Daudon, l'agribashing a démarré avec les élevages intensifs, la maltraitance dans les abattoirs, avec certaines pratiques "pas top, top" qui ont été relayées par les médias, et après "tout le monde s'est focalisé dessus, mais il ne faut pas rejeter la faute sur ceux qui travaillent bien". L'éleveur ouvre tous les ans sa ferme aux scolaires, et il s'étonne que même à Guéret, "certains enfants ne font pas la différence entre un mouton et une chèvre". 

La fracture entre le monde agricole et le monde urbain s'amplifie 

Benoit Daudon déplore un manque de communication. "Comme je dis souvent, venez passer une journée, deux jours avec nous. Vous verrez qu'on ne fait pas n'importe quoi, que tout est encadré. On respecte nos animaux. On se lève la nuit pour les naissances. Et ce n'est pas tous les jours drôles, quand on fait téter une bête pour la sauver et que quelques jours plus tard, elle meurt parce qu'elle était malade".

Laissez-nous du temps

"Le monde agricole s'est adapté au besoin pour nourrir la France.. On a conscience que certaines pratiques ne font pas dans le sens du bien-être animal. Il faut réagir, mais il ne faut pas tout stopper d'un coup et dire débrouillez-vous, adaptez-vous. Il faut nous donner du temps pour faire évoluer nos pratiques et nos productions".

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