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Agriculteurs et chasseurs de la Haute-Vienne unissent leurs forces pour faire la guerre aux corbeaux

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Par , France Bleu Limousin

Ils n'en peuvent plus de voir des corbeaux s'en prendre à leurs semis. Les agriculteurs de la Haute-Vienne ont décidé de s'allier avec les chasseurs pour faire la guerre à ces oiseaux. Ensemble, ils viennent de monter la BACC. La Brigade d'Action contre les Corvidés !

La corneille noire est considérée comme une espèce nuisible en raison des dégâts qu'elle cause sur les cultures (photo d'illustration)
La corneille noire est considérée comme une espèce nuisible en raison des dégâts qu'elle cause sur les cultures (photo d'illustration) © Maxppp - Christian Watier

Les corbeaux, déjà chassés en ville comme à Bellac à cause du bruit et des déjections, vont aussi avoir du soucis à se faire dans les campagnes. Des oiseaux qui font de véritables dégâts sur les exploitations de la Haute Vienne selon Bertrand Venteau, le président de la Chambre d'Agriculture dans le département :"C'est sur les cultures de printemps, principalement les maïs mais aussi les tournesols. Il y a des populations qui sont très présentes sur certains secteurs. Ils peuvent dévorer et détériorer de 1 à 10 hectares. Cela a un coût. La plantation d'un hectare de maïs, c'est 600 euros ! Les dégâts sont impressionnants, aussi bien sur culture que sur stock."

Un numéro et un site dédiés aux signalements des agriculteurs

C'est pourquoi la Chambre d’Agriculture de la Haute-Vienne s'est rapprochée de la fédération départementale de chasse. Les deux entités, plus habituées à se disputer qu'à nouer des partenariats, ont décidé de créer la BACC, la Brigade d'Action Contre les Corvidés. Les agriculteurs vont pouvoir faire leurs signalements par téléphone et sur un site internet. Après accord du maire de la commune concernée, les chasseurs, dont les cartouches seront payées par la Chambre d'Agriculture, pourront venir tirer des corbeaux sur l'exploitation. 

Partenariat historique entre le président de la Fédération de Chasse (à gauche) et celui de la Chambre d'Agriculture de la Haute-Vienne
Partenariat historique entre le président de la Fédération de Chasse (à gauche) et celui de la Chambre d'Agriculture de la Haute-Vienne - ©ChambreAgricultureHauteVienne

L'idée étant de simplifier les démarches pour aller beaucoup plus vite selon Christian Groleau, le président de la Fédération Départementale de Chasse :"Ce que nous avons recherché, c'est une grande réactivité. L'idéal serait de pouvoir réagir dans les 48 heures après le signalement du problème par l'agriculteur. Les maïs lèvent en quelques jours. Donc il faut intervenir avant qu'ils ne lèvent. Par contre, nous ne pourrons pas titrer le corbeau Choucas des tours. C'est une espèce protégée." Mais les chasseurs pourraient demander un quota exceptionnel à la préfecture, comme dans d'autres régions, si son impact sur les cultures est avéré et important.

Pas contre les solutions alternatives mais on ne peut pas attendre 10 ans 

Si Bertrand Venteau s'attend à une réaction virulente des défenseurs de la cause animale, il estime que c'est le seul moyen rapide et efficace pour lutter contre les corbeaux :"Vous pouvez mettre un canon qui va faire du bruit. Ça va les effrayer 2 jours mais ça ne va pas régler le problème de la surpopulation. Sachant qu'on n'a plus le droit d'empoisonner les corbeaux, la seule solution, c'est de les tirer. Désolé mais c'est comme ça. Et aujourd'hui, ceux qui sont habilités pour réguler, ce sont les chasseurs. On n'est pas contre les solutions alternatives, mais on ne peut pas attendre 10 ans. Aujourd'hui, les agriculteurs sont à bout. Ils travaillent énormément pour peu de revenus. Tout ce qui se greffe, sécheresse, dégâts de corbeaux, sangliers..., c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Il faut bien qu'on mette des choses en place."

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