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Agriculture : "La loi EGalim n'a pas ramené d'euros dans les cours de ferme" pour Samuel Gouel de la FDSEA53

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Par , France Bleu Mayenne

Samuel Gouel, le responsable de la filière lait à la FDSEA53, était l'invité de la matinale de France Bleu Mayenne ce jeudi 29 avril. La loi EGalim, pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole, qui date de 2018, n'a pas permis d'augmenter les revenus des producteurs.

Illustration
Illustration © Radio France - Thomas Nougaillon

Les producteurs de lait aimeraient bien une loi EGalim 2. Car la première, adoptée en 2018, n'a pas changé grand chose, et pourtant l'ambition était grande : mieux rémunérer les agriculteurs pour une alimentation saine et durable mais d'après Samuel Gouel, le responsable lait à la FDSEA53 : "La loi EGgalim ne suffit pas telle qu'elle est aujourd'hui à ramener des euros dans les cours de ferme. C'est pour cela qu'on veut une loi EGalim2. On ne peut pas faire peser le pouvoir d'achat des consommateurs uniquement sur les épaules des producteurs !"

La crise sanitaire est passée par là

EGalim adoptée en 2018, un an plus tard, les industriels achetaient le lait plus cher aux producteurs et aux coopératives. Mais voilà la crise sanitaire est passée par là : "En 2020, tout a été bloqué, alors que la filière laitière exporte, et donc le prix n'a pas été aussi haut qu'on l'espérait. Aujourd'hui avec la pandémie de Covid-19, on se rend compte que cela va impacter le panier de la ménagère avec des revenus en baisse pour les consommateurs, des gens qui vont perdre leur travail,  donc impossible de faire ce qui était prévu dans la loi EGalim c'est-à-dire partir du coût de production pour rémunérer correctement l'agriculteur, et donc faire l'inverse de ce qu'on faisait avant."

On ne peut pas mettre à l'écart des négociations, les producteurs, c'est pourtant ce qui se fait en France depuis malheureusement un peu trop longtemps ! - Samuel Gouel, le responsable lait à la FDSEA53

Il faut des contrats tripartites

Une trentaine de producteurs mayennais ont signé un contrat avec Carrefour pour une nouvelle marque de lait, du lait bio, équitable, avec sur la bouteille de lait le visage des producteurs. Du lait payé deux fois plus cher que du lait conventionnel, Samuel Gouel s'en réjouit : "Je m'en félicite, ça fait plaisir, c'est très bien, c'est un contrat de trois ans, j'espère que dans trois ans ce sera renouvelé, il faut qu'on aille vers des contrats comme ça, mais vers du plus long terme, car un jeune qui s'installe, il en prend pour un peu plus de 3 ans dans les emprunts à rembourser, pour sécuriser son outil il doit avoir de la visibilité, plus on ira vers des contrats avec des GMS ou des entreprises, plus on fera en fonction de l'approvisionnement des gens, cela ne sert à rien de produire pour produire."

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