Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Agritest propose aux futurs agriculteurs de Vaucluse de se tester

mardi 11 septembre 2018 à 16:23 Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse

Le dispositif Agritest permet aux futurs agriculteurs de tester leur projet en condition réelles. Pour une installation durable, la structure propose des terres, un soutien technique et administratif, voire un portage pour la commercialisation. Trois agriculteurs se sont installés, cinq ont renoncé.

Laura Chauvin a bénéficié d'Agritest pour installer ses 2 000 volailles à Cabrieres d'Avignon
Laura Chauvin a bénéficié d'Agritest pour installer ses 2 000 volailles à Cabrieres d'Avignon © Radio France - Philippe Paupert

Vaucluse, France

Le dispositif Agritest propose en Vaucluse un test grandeur nature de la validité des projets des futurs agriculteurs.  Agritest peut aider au financement ou trouver des terres agricoles disponibles. Agritest propose une couveuse avec hébergement juridique et comptable. un suivi technique avec la visite de techniciennes de la Chambre d'Agriculture ou d'Agribio 84, un accompagnement métier avec un paysan tuteur expérimenté. 

Devenir crédible avec un SIRET partagé pour vendre des poules

À Cabrières-d'Avignon, Laura Chauvin a bénéficié d'Agritest pour lancer avec son associé un élevage de 2.000 poules et pintades. Les deux agricultrices rêvent maintenant de s’agrandir pour embaucher un salarié. Elle reconnait que le dispositif d’espace test agricole lui a "apporté de la crédibilité auprès des administrations comme les services d'urbanisme. On était deux chômeuses. On avait aucune crédibilité et sans SIRET, tout était compliqué"

Le SIRET est un numéro d'identification des entreprises et les deux associées ont bénéficié de ce SIRET en portage avec Agritest pour commercialiser leurs poules et leurs pintades. Laura Chauvin conseille au futurs agriculteurs de profiter d'Agritest : "C'est bien pour se lancer. Ensuite, il faut vite s'installer et être vite autonome."

Pas d'échec, mais la découverte de la réalité d'un projet pas adapté 

Deux avicultrices se sont installéés grâce à Agritest à Cabrière-d'Avignon. Un maraicher a aussi lancé sa production après un test près de L'Isle-sur-la-Sorgue. Il y a aussi ceux qui ont testé leur projet et finalement renoncé : Myriam Barry ne travaille pas avec son âne comme prévu mais elle copréside l'association pour le développement de l'emploi agricole (ADEAR). Pour elle, ce "n'est pas un échec, au contraire: c'est se rendre compte qu'on ne correspond pas pas au métier d'agriculteur pour des raisons de santé, de physique ou d'organisation. Ça permet aussi à deux associés de se tester". 

Myriam Barry confie qu'Agritest lui a révélé qu'un "animal, c'est H24". "J'ai eu des problèmes de santé. Si on avait été plusieurs sur mon projet, ça aurait peut-être pu fonctionner. Je ne pouvais pas faire ça toute seule comme je l'imaginais au départ."

Projet pour un futur viticulteur et étude de sanctuaire dans le Grand Avignon

Au lycée agricole de Carpentras-Serres, Caroline Altare, la coordinatrice d'Agritest, a sur son bureau quatre dossiers de futurs tests agricoles : un "arboriculteur avec des terrains plantés d'arbres fruitiers en production, du maraîchage et peut-être un test pour un viticulteur avec une cave coopérative car le foncier viticole est très cher. On travaille aussi avec le Grand Avignon pour identifier des terrains disponibles"

Agritest encourage les élus à sanctuariser des terrains pour stopper le béton grâce à l'agriculture. Caroline Altare souhaite donner la possibilité à des agriculteurs de "s'installer durablement" : 

"C'est un vrai service rendu à l'agriculteur qui s'installe, mais aussi pour la collectivité et ceux qui vont consommer des produits sains locaux avec un faible impact carbone. Beaucoup d'enjeux se retrouvent autour des espaces test agricoles."