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Agriculture – Pêche

Ambert : le dernier abattoir public du Puy-de-Dôme fait peau neuve

vendredi 14 septembre 2018 à 19:37 Par Claudie Hamon, France Bleu Pays d'Auvergne

Ouvert il y a plus de 50 ans, l'abattoir municipal d'Ambert avait bien besoin d'être rénové. D'importants travaux de remises aux normes et de nouveaux investissements permettent aujourd'hui à l'établissement d'envisager l'avenir sous de meilleurs auspices.

Le couloir d'amenée de l'abattoir d'Ambert tout neuf
Le couloir d'amenée de l'abattoir d'Ambert tout neuf © Radio France - Claudie Hamon

Ambert, France

En 2014, quand l'actuelle municipalité est arrivée l'abattoir d'Ambert allait très mal. Non seulement les installations étaient vétustes mais l'organisation interne aussi, le cahier des charges n'étaient plus aux normes. Les premières concertations, un an plus tard ne sont pas toujours encourageantes, mais "nous avons très vite pris conscience que cet établissement était un outils important pour notre territoire, un enjeu d'intérêt général, explique Myriam Fougère, la maire d'Ambert, notamment pour la valorisation de nos viandes en circuits courts." C'est ainsi que la mairie a décidé d'aider la société gestionnaire de l'abattoir (Seama), 800 000 euros ont été mis sur la table pour effectuer d'importants travaux de rénovation comme l'étanchéité du toit, la réfection du sol et des murs. Des postes ont également été créés pour respecter les normes de fonctionnement.

Une nouvelle machine pour arracher le cuir a été installée. - Radio France
Une nouvelle machine pour arracher le cuir a été installée. © Radio France - Claudie HAMON

1 200 tonnes traités par an

L'abattoir ne transforme pas la viande mais elle découpe les carcasses parfois en caissettes pour les bouchers qui fournissent leurs clients en revente direct. Cela représente 30% du chiffre d'affaire. Aujourd'hui, l'établissement traite 1 200 tonnes par an, "dans l'idéal il en faudrait 1 400 pour être à l'aise, précise Laurent Foulhoux, co-gérant, l'inconvénient c'est que nous sommes éloignés de tout. Mais heureusement, il y a du potentiel, on recherche d'ailleurs d'autres usagers, comme des salaisons par exemple." 

Sortie des carcasses de l'abattoir d'Ambert - Radio France
Sortie des carcasses de l'abattoir d'Ambert © Radio France - Claudie Hamon

Rémy Rizan, éleveur de porcs dans la Loire apprécie ces nouvelles installations. Pour amener ces bêtes jusqu'à l'abattoir d'Ambert, il fait 50 km à travers la montagne. "C'est rien 50 km, je suis dans une filière qualité et ici j'y trouve mon compte, je sais que mes animaux sont abattus, dans le respect de leur bien-être."

Une autre tranche de travaux est prévue, sans doute en 2019.