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Après l'épisode de gel, l'inquiétude sur le marché de Muret en Haute-Garonne

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Par , France Bleu Occitanie

L’épisode glacial qui a frappé la région Occitanie, et une grande partie du pays, au début du mois a détruit plusieurs centaines de milliers d’hectares de cultures. Quelles conséquences bientôt pour les consommateurs, quels prix et quelles origines pour les fruits qui vont garnir nos étals ?

Le marché Cristal de Toulouse en 2009.
Le marché Cristal de Toulouse en 2009. © Maxppp - FREDERIC CHARMEUX

Les fruits seront plus rares cet été en France. La faute à l'épisode de gel qui a mis à mal de nombreux vergers en Occitanie et ailleurs dans l'hexagone. Rien que pour les fruits, Bruno Darnaud, président de l'AOP pêche et abricots de France, estime que la France peut s'attendre à perdre cette année "la moitié" de sa production, soit un manque à gagner d'un milliard et demi d'euros.

On va piocher en Italie ou en Espagne pour s'approvisionner.

Une perspective qui provoque l’inquiétude des commerçants et de leurs clients. À l'image de Marc Bonfill, vendeur de fruits et légumes sur le marché de Muret (Haute-Garonne). Désabusé, le commerçant explique qu'il faut s'attendre à ce que les prix flambent cet été. "Normalement, oui" admet-il avant de citer en exemple le kilo de pêche qui se vend "habituellement autour de deux euros, mais qui pourrait atteindre 4,50 euros cette année". "On va voir, mais comme il y aura très peu de production, je pense avoir raison, c'est obligé" explique ce commerçant qui espère toutefois se tromper.

"Cerises, abricots, et tout le reste... pour avoir du régional, ça sera très dur"

Les épisodes de gel sont réguliers explique M. Bonfill, "mais la différence cette fois-ci, c'est que ça concerne toute la France et pas un ou deux départements, les pertes sont donc généralisées à tout le territoire". "Cerises, abricots, et tout le reste... pour avoir du régional ça sera très dur". Pour compenser, il va donc falloir "piocher en Italie, ou en Espagne" ce que redoute le commerçant haut-garonnais plus habitué à ce fournir dans le Lot-et-Garonne et le Tarn-et-Garonne. "On va acheter à l'aveugle, sans connaître le producteur et sans savoir comment le fruit est traité, comment la culture est menée" poursuit-il.

Une situation qui déplaît à bon nombre de ses clients. Certains, comme Marie, se refusent à acheter des fruits venant de l'étranger. "Moi je m'en passe, tant pis" annonce cette retraitée. "On verra ce qu'il y a sur les étals, mais j’achèterai que des fruits de la région ou de France, mais pas de l'extérieur. C'est malheureux parce que j'adore les abricots et les pêches. Mais ce n'est pas grave, on peut faire l'impasse une année et l'an prochain, on se resservira chez nos bons producteurs" conclut dans un sourire cette habitante de Muret.

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