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Agriculture – Pêche

Après la grippe aviaire, la filière canard du Gers n'a plus le bec dans l'eau

jeudi 11 octobre 2018 à 16:33 Par Mathieu Ferri, France Bleu Occitanie

Les éleveurs et transformateurs de canard du Gers abordent la période des fêtes de fin d'année sereinement, pour la première fois en trois ans. Mais pour celà, ils ont dû parfois revoir leur façon de produire, pour limiter l'épidémie.

Un canard dans le Gers (illustration)
Un canard dans le Gers (illustration) © Maxppp - THIERRY PONS

Saint-Antonin, France

Dans le Gers, la filière canard relève la tête. Après deux ans de secousses à cause de la grippe aviaire, qui a frappé une partie du département, l'inquiétude ne se lit plus sur le visage des producteurs du département.

Et pourtant, ils sortent de deux années difficiles. Face à l'épidémie d'influenza aviaire, il a fallu par endroits prendre de sévères mesures sanitaires, fermer parfois des élevages et abattre des milliers de canards, de poules ou d'oies. A tel point que l'hiver dernier, certains producteurs de conserves et autres rillettes n'ont pas trouvé que très peu de canards à gaver dans le département, et les stocks de foies gras ont parfois fondu comme graisse au soleil.

Mais cette année, les éleveurs, les gaveurs et les transformateurs abordent les fêtes de fin d'année avec un peu plus d'optimisme. Déjà parce que les indemnisations par les pouvoirs publics ont été au niveau estime Didier Cardonna, le président de la FNSEA du Gers : "ces indemnisations ont été les plus élevées dans l'histoire des crises sanitaires". Environ 300 millions d'euros depuis deux ans, attribués aux producteurs touchés en France.

"Aujourd'hui tout va bien, mais on ne peut pas garantir qu'il n'y aura rien cette année" - un producteur de foie gras près de Mauvezin

Et puis surtout parce que la grippe aviaire n'est pas là, du moins pour l'instant. Mais si elle doit arriver, c'est en novembre, en décembre, ou peut-être en janvier, explique Christophe Roux, producteur de foies gras à le ferme d'Empluhaut, à Saint-Antonin. "Aujourd'hui tout va bien, il n'y a pas de virus en vue. Mais on ne peut pas garantir qu'il n'y aura rien cette année. Souvent ce sont des oiseaux migrateurs qui amènent ce virus, et ça, malheureusement, on ne maîtrise pas."

"Il a fallu être courageux sur le terrain" - le président de la Confédération Française de l'Aviculture

Mais plutôt que de toucher du bois, les éleveurs ont pris les devants. Pour limiter les conséquences d'une éventuelle épidémie, ils ont dû aussi revoir leur façon de produire, en créant des sas sanitaires autour de leurs exploitations, ou parfois en construisant de nouveaux bâtiments. "C'est pas évident pour un éleveur" juge Jean-Michel Schaeffer, le président de la Confédération Française de l'Aviculture (CFA). "Car quand on subit deux grosses claques avec des productions qui doivent être abattues une année, puis une deuxième année, et se dire "il faut que je reparte en investissement", vraiment, chapeau, car il a fallu être courageux sur le terrain pour investir et consolider la filière."