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Agriculture – Pêche

Après le désert médical, c'est désormais le désert vétérinaire qui menace la Creuse

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Par , France Bleu Creuse, France Bleu

Dans les départements ruraux, les vétérinaires sont de moins en moins nombreux. La Creuse n'est pas épargnée.

 Nicolas ATHANASSIADIS président du Groupement Technique des vétérinaires de la Creuse
Nicolas ATHANASSIADIS président du Groupement Technique des vétérinaires de la Creuse © Radio France - Benjamin Billot

Bénévent-l'Abbaye, France

Il y a encore un an, le Président du groupement technique des vétérinaires de la Creuse n'aurait pas tenu le même discours. Mais en quelques mois, la situation s'est tendue et la Creuse est désormais comme les départements voisins : en manque de vétérinaire. Quelques départs ont suffi. 

Le cabinet de Nicolas Athanassiadis, à Bénévent-l'Abbaye, n'est pas épargné. Avec ses 3 associés, ils ont perdu leur vétérinaire salariée, partie travailler en Corrèze. Ils ont donc posté une annonce sur internet pour la remplacer. 

L'annonce est regardée, consultée : 900 fois indique le site internet. Mais les professionnels qui se montrent assez intéressés pour simplement cliquer pour obtenir les coordonnées du cabinet sont tristement moins nombreux : 10 clics seulement en 4 mois. Au final, un seul entretien, pour un vétérinaire qui choisira finalement une autre destination pour travailler. 

Nicolas Athanassiadis et ses associés se retrouvent donc sans véto salariés pour le moment. Ça ne les empêchera pas d'accomplir leur travail, mais ça va sérieusement entamer leur capacité à se dégager du temps libre.  

Des horaires parfois dingues

Et, avec ses trois associés, ce cabinet n'est pas le moins bien loti. Certains vétérinaires, en Creuse comme ailleurs, se retrouvent avec des rythmes de travail épuisant, 7 jours sur 7, disponibles parfois 24h sur 24h en cas de problème avec le bétail. La difficulté de trouver des associés accentue cette situation. 

Nicolas Athanassiadis pointe du doigt l'un des facteurs qui a mené à cette situation de pénurie. Des 400 jeunes vétérinaires qui sortent chaque année, diplôme en mains, un tiers ne deviendra pas en réalité vétérinaire ! Une réforme de la formation il y a quelques années a peut-être accéléré cette crise de vocation chez les jeunes diplômés. Les premières années de la formation mélangent désormais des étudiants voulant devenir ingénieur agronome et ceux qui veulent devenir vétérinaire. Mais certains ingénieurs parmi les mieux notés, choisissent finalement les études de véto. Ils sortent donc diplômés, mais sans peut-être avoir la volonté profonde d'exercer un métier qui nécessite un véritable engagement. 

Quoi qu'il en soit, la pénurie de vétérinaires frappe aujourd'hui la Creuse. Et l'avenir de la profession ne s'annonce pas des plus brillants : c'est un métier particulièrement touché par le suicide