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Agriculture - Pêche

Attaquée, la préfecture de l'Hérault défend l'interdiction de la vente de coquillages de l'étang de Thau

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Par , France Bleu Hérault

Les ostréiculteurs de l'Étang de Thau (Hérault) sont furieux après l'interdiction de récolte et de commercialisation des coquillages du bassin en raison de la découverte d'un norovirus. La préfecture se défend de toute mesure trop rapide.

La récolte et la commercialisation des coquillages de l'Étang de Thau est interdite au moins jusqu'au 19 janvier après la découverte d'un norovirus
La récolte et la commercialisation des coquillages de l'Étang de Thau est interdite au moins jusqu'au 19 janvier après la découverte d'un norovirus © Radio France - Pascale Viktory

Bouzigues, France

"Ce n'est _pas une mesure excessive_", martèle Philippe Nucho, sous-préfet de l'Hérault à l'Étang de Thau. Vendredi 10 janvier, la préfecture a émis un arrêté qui interdit la récolte et la commercialisation des coquillages du bassin, suite à la découverte d'un norovirus. Depuis, les ostréiculteurs sont furieux. Ils accusent la préfecture d'avoir pris cette mesure trop rapidement, et de ne s'être focalisée que sur un nombre limité de cas de maladie provoqués par l'ingestion des produits. 

Selon les éleveurs, seuls deux cas de gastro-entérite ont été recensés, avant de procéder à l'interdiction. "On ne ferme pas le bassin de Thau -dont on est parfaitement conscients du poids économique- parce que deux personnes ont eu mal au ventre, défend le sous-préfet. Ce serait bien évidemment complètement disproportionné. Les troubles intestinaux sont collectifs, ce qui veut dire que _tout un ensemble de personnes sont concernées_. Nous avons un nombre encore plus importants de cas déclarés par des médecins. Nous avons retenus seulement deux cas, qui sont ceux qui présentent juridiquement le plus de garanties".

Autre critique des professionnels, la préfecture n'a selon eux pas menées des analyses suffisamment poussées, ce dont se défend Philippe Nucho. "Des personnes qui avaient consommé les huîtres avaient gardé une bourriche intacte. Les huîtres qui s'y trouvaient encore ont pu être analysées et elles sont bien positives au norovirus, explique-t-il. Il n'y a pas de polémique sur cette mesure. Elle est protectrice de la santé publique, et elle se base sur des risques avérés. Sur une dizaine de points de contrôle, trois sont positifs au norovirus".

La préfecture recevra les ostréiculteurs lundi matin pour discuter de la mesure.

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