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Agriculture – Pêche

"Au 19ème siècle, une famille en Limousin mangeait 14 kilos de châtaigne par jour !"

jeudi 4 octobre 2018 à 10:53 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Produit de base de l'alimentation durant des siècles, la châtaigne a été délaissée et vit aujourd'hui une phase de reconquête en Limousin. Les producteurs veulent demander une IGP.

Emmanuel Rabaud invite aussi le grand public à participer au salon Tech Châtaigne
Emmanuel Rabaud invite aussi le grand public à participer au salon Tech Châtaigne © Radio France - Jérôme Ostermann

Limousin, France

C'est l’emblème du Limousin : la châtaigne connaît une véritable renaissance. 350 hectares de vergers ont été plantés ces 10 dernières années, rien qu'en Haute-Vienne. C'est ce que rappelait Emmanuel Rabaud, président du syndicat Marrons-Châtaignes en Limousin, à 8h15 en répondant aux 3 questions de Jérôme Ostermann. 

"Un rapport du préfet de St-Yrieix, de 1808, atteste qu'une famille de 4 personnes mangeait 14 kilos de châtaignes par jour d'octobre à mars", raconte Emmanuel Rabaud, amusé. Le fruit a été délaissé au 20ème siècle du fait des maladie, et aussi d'un certain rejet. "L'alimentation s'est diversifiée, et puis il fallait de la rentabilité, on a fait plus d'élevage". 

Développer la transformation et la vente directe

Aujourd'hui, la production repart doucement à la hausse : 350 tonnes l'an dernier. Et les producteurs misent sur la qualité. Ils veulent demander une Indication Géographique Protégée, après avoir déjà obtenu un Label Rouge. 

La châtaigne française est particulièrement présente sur le marché du frais, explique Emmanuel Rabaud, mais selon lui, il y a encore un effort à faire pour produire des variétés convenant à l'industrie agro-alimentaire, car elle doit pour l'instant se fournir à l'étranger. Il estime surtout que "nous devrions nous inspirer en Limousin de ce qui se fait dans les Cévennes, où il a des producteurs qui transforment à la ferme". 

Des fruits plus petits à cause de la sécheresse

Le principal problème des producteurs, c'est le changement climatique. Pour Emmanuel Rabaud, "le syndicat des producteurs va devoir se poser la question de l'irrigation, puisque ça fait 4 ans qu'il n'y a pas d'eau l'été". 

Des problématiques abordées ce samedi 6 octobre, lors du salon Tech Châtaigne, ouvert a public au cœur d'un verger "dans un très beau site, le Cabaret, route de Jumilhac à St Yrieix la Perche, où l'on pourra découvrir le matériel, de très beaux arbres" et manger un repas à base de châtaignes !