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Agriculture – Pêche

Auprès du préfet de Vaucluse, les agriculteurs alertent sur la question des prix

mercredi 1 novembre 2017 à 6:12 Par Kevin Dufreche, France Bleu Vaucluse

Après les annonces d'Emmanuel Macron il y a quelques semaines, les agriculteurs de Vaucluse restent en alerte sur la question des prix de leurs produits. Ils s'inquiètent notamment de l'augmentation des coûts de production.

Le préfet de Vaucluse Jean-Christophe Moraud (à gauche) aux côtés des agriculteurs, dans une serre de la société de Guillaume Rippert (à droite)
Le préfet de Vaucluse Jean-Christophe Moraud (à gauche) aux côtés des agriculteurs, dans une serre de la société de Guillaume Rippert (à droite) © Radio France - Kevin Dufrêche

Avignon, France

"Nous, dans l'agriculture, on se bat pour des centimes, pas pour des euros", assène Guillaume Rippert, le gérant de la société maraîchère Rippert & Fils, dans la ceinture verte à Avignon. Jeune agriculteur, il reprend l'exploitation de son père, bientôt à la retraite.

Mais il est alarmiste sur la pérennité de son métier. "Au bout d'un moment, on ne va pouvoir continuer comme ça. Il faut qu'on actualise nos prix", explique-t-il.

Des coûts de production trop élevés

Face à la concurrence d'autres pays européens, les producteurs français sont obligés de vendre à un prix concurrentiel. Et cela implique de renier sur quelques centimes dans tous les coins. Une situation pas tenable pour Guillaume Rippert. "Le carton, le plastique, la matière première pour se chauffer, tout ça augmente, mais nos prix eux restent stables, voire baissent", détaille le maraîcher.

Guillaume Rippert, maraicher à Avignon : "On se bat pour des centimes, pas pour des euros"

Inverser la construction des prix

Dans son discours dans le cadre des états généraux de l'alimentation le 12 octobre dernier, Emmanuel Macron l'a dit, il veut que la construction des prix soit inversée. En clair, que le producteur propose un contrat au distributeur avec des prix qui tiennent compte des coûts de production.

Guillaume Rippert et les agriculteurs de Vaucluse ne demandent que ça, pour pouvoir continuer à produire en France. Car Guillaume Rippert le dit, il est fier de pouvoir le faire.

"Le but, c'est de développer notre secteur, du produit français, de qualité, frais, explique-t-il. On veut rester sur des produits de qualité, en faisant des produits différents des autres, avec une fraîcheur en plus. Mais les coûts sont trop élevés, on peut plus".

Guillaume Rippert, maraicher à Avignon : "On veut pouvoir continuer de produire français"

Et si rien n'est fait, Guillaume Rippert promet malheusement le pire : "Encore cette année, il y a des entreprises qui vont déposer le bilan". Le projet de loi sur l'agriculture, qui doit notamment changer la façon de fixer les prix, doit arriver devant l'Assemblée nationale au premier semestre 2018, selon la promesse du président de la République.