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Agriculture – Pêche

Béarn : « Je serai votre bouclier » promet le ministre Didier Guillaume aux agriculteurs

vendredi 9 novembre 2018 à 19:36 Par Damien Gozioso, France Bleu Béarn

À Arzacq pour célébrer les 20 ans de l'IGP du jambon de Bayonne, puis dans une exploitation face aux représentants locaux du monde agricole, Didier Guillaume, le ministre de l'agriculture et de l'alimentation, s'est posé en défenseur du monde paysan, face à « l'agri-bashing ».

Didier Guillaume, le Ministre de l'agriculture et de l'alimentation, était en Béarn ce vendredi.
Didier Guillaume, le Ministre de l'agriculture et de l'alimentation, était en Béarn ce vendredi. © Radio France - DG

Arzacq-Arraziguet, France

En quelques phrases, le nouveau ministre de l'agriculture Didier Guillaume, a vite donné le sourire l'assemblée présente ce vendredi aux arènes du Soubestre d'Arzacq, ce vendredi. En défendant « le droit inaliénable à manger de la viande », en condamnant « ceux qui brûlent des abattoirs ou taguent des boucheries », Didier Guillaume s'est fait applaudir de tous les représentants de l'IGP du jambon de Bayonne qui fêtait ce vendredi en grandes pompes ses 20 ans.

Didier Guillaume : « Réconcilier l'agriculteur et le citoyen »

Une filière exemplaire

À Arzacq, Didier Guillaume a rendu hommage à l'IGP, capable en 20 ans de rayonner à l'international, et de promouvoir un produit qui, localement, supporte 5000 emplois directs et indirects. Suite aux « États généraux de l'alimentation » et à la loi « Égalim », Didier Guillaume promet de défendre les agriculteurs face à la grande distribution : « Aujourd'hui qu'est-ce que l'on constate ? Les agriculteurs sont pris pour des "esclaves", on les fait travailler, travailler, et à l'arrivée ils ne sont pas payés au prix où ils devraient l'être ». Le ministre compte aussi sur les ordonnances qu'il va promulguer sous peu pour aider les agriculteurs. Celles-ci permettront entres autres d'encadrer les promotions ou encore de réévaluer le seuil de vente à perte.

Le jambon de Bayonne était à la fête ce vendredi dans les arènes du Soubestre à Arzacq. - Radio France
Le jambon de Bayonne était à la fête ce vendredi dans les arènes du Soubestre à Arzacq. © Radio France - DG

Le point sur les zones défavorisées et les prédateurs

Après un repas pris sur le pouce (à base de jambon de Bayonne bien évidemment), Didier Guillaume s'est arrêté sur une exploitation agricole à Vignes pour faire le point avec les représentants locaux sur les dossiers chauds, en promettant d'être « le bouclier » des agriculteurs sur ces questions. Parmi ces dossiers, la sortie de nombreuses communes du Béarn des aides européennes concernant les « zones défavorisées ». L'idée est désormais de réfléchir à un « plan B » de l'aveu général... un plan en bonne voie à en croire Bernard Layre, le président de la FDSEA 64 : « D'ores et déjà le périmètre de reconnaissance des "communes de coteaux" est connu, et une mesure va être appliquée pour que les éleveurs puissent bénéficier d'un apport moyen de 75 euro l'hectare ». Cela touchera plus de 202 communes alors 81 seulement sont sorties du zonage de l'aide européenne. Reste à apporter le financement de l'État, « nous aurions souhaité une annonce officielle dès aujourd'hui mais cela attendra quelques semaines » a confié Bernard Layre.

Didier Guillaume entouré par le Préfet des Pyrénées-Atlantiques et le maire de Vignes avec face à lui Guy Estrade, président de la chambre d'agriculture, et Bernard Layre, président de la FDSEA. - Radio France
Didier Guillaume entouré par le Préfet des Pyrénées-Atlantiques et le maire de Vignes avec face à lui Guy Estrade, président de la chambre d'agriculture, et Bernard Layre, président de la FDSEA. © Radio France - DG

Concernant la question des prédateurs dans les vallées du Béarn, le Ministre a là aussi choisi son camp, celui des agriculteurs face au loup et à l'ours. « Il y a incompatibilité entre le pastoralisme et le loup » a clairement indiqué Didier Guillaume, assurant que « le loup n'est plus une espèce menacée ». Le Ministre compte sur une bonne application du plan loup tout en n'appelant « pas à éliminer les loups », et parlant plutôt « d'un équilibre » à trouver. C'est sans doute le seul point d'achoppement avec le monde agricole local puisque Bernard Layre défend de son côté une ligne franche : « il ne faut pas de loup dans ce département ».

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