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Agriculture – Pêche

Béarn : les troupeaux de Lourdios-Ichère ont rejoint les estives

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Par , France Bleu Béarn, France Bleu

Ce week-end, c'était la fête de la transhumance et des bergers à Lourdios-Ichère en Vallée d'Aspe. Comme tous les ans les éleveurs ont regroupé leurs brebis sur la place du village avant de partir en cortège vers les estives.

Julien Lassalle et son troupeau en route.
Julien Lassalle et son troupeau en route. © Radio France - DG

Lourdios-Ichère, France

C'est un rendez-vous qui attire tous les ans plusieurs centaines de touristes, de curieux et d'amoureux des vallées béarnaises. Ce samedi à Lourdios-Ichère les bergers ont regroupé leurs troupeaux sur la place du village avant de monter en estives. Toute la matinée 1.000 brebis ont patienté sagement sur la place du village, le temps du concours des béliers, des démonstrations de marquage et d'explications sur le métier de berger et la fabrication du fromage de brebis. Direction ensuite l'église de Lourdios-Ichère pour une bénédiction des troupeaux puis le départ, le vrai, pour les estives alentours.

Entre fête et inquiétudes

Pour les bergers, leurs familles c'est une journée heureuse. On voit des enfants, parfois jeunes, courir avec leur bâton de berger à la main, à côté des patous derrière les troupeaux transhumants. Maxime Libarle est passé par là, aujourd'hui il a 22 ans et conduit les bêtes de son exploitation familiale vers l'estive. « Je suis la 5e génération de la famille, annonce-t-il fièrement, les exploitations de montagne c'est souvent des histoires de famille, des traditions qui se perpétuent. Il faut quand même avoir l'amour de ce métier parce qu'il n'est pas simple... Alors on essaye de le faire du mieux possible, avec nos convictions ».

Maxime Libarle en train de marquer ses brebis pour les distinguer en estives. - Radio France
Maxime Libarle en train de marquer ses brebis pour les distinguer en estives. © Radio France - DG

Avec un peu plus d'expérience, Julien Lassalle savoure lui aussi cette journée : « Oui c'est une journée particulière pour un berger, comme une nouvelle vie qui commence et il faut le vivre pour le comprendre. Le premier soir on entend le battement de cloche d'une brebis qui rumine, on entend un chien qui aboie depuis le versant d'en-face, on entend un frisson de vent dans les feuilles... Et le silence... Ce moment il est magique, on se dit : "Ce moment il nous appartient, on l'a mérité" ».

Le début des estives signifie aussi pour les bergers le retour de certaines craintes ou inquiétudes, à commencer par celle de prédateurs. Sans jamais être nommé, l'ours a souvent été évoqué lors de la fête, et à l'entrée de Lourdios-Ichère, une inscription de peinture très fraîche barrait la route : RETRAIT DES OURS. « Des inquiétudes on en a plus que d'habitude, confirme Julien Lassalle, également membre de l'association des éleveurs et transhumants des trois vallées. On ne les voulait pas [les ours] et on ne les veut toujours pas, on ne sait pas qui va être touché, mais on est tous soudés et mobilisés. Et ça ne nous empêchera en aucun cas de faire la fête un jour comme aujourd'hui, parce que ça c'est sacré ». Et la fête a continué jusqu'à la tombée de la nuit avec projection de documentaires et chants polyphoniques, pendant que les troupeaux grimpaient vers les estives.

Les brebis dans Lourdios-Ichère, en attendant de partir en estives. - Radio France
Les brebis dans Lourdios-Ichère, en attendant de partir en estives. © Radio France - DG