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Agriculture – Pêche

Berry : les moissons 2018 sont loin d'être extraordinaires

dimanche 5 août 2018 à 6:24 Par Aurore Richard, France Bleu Berry

Dans le Berry, les céréaliers ont fini les moissons de blé, d'orge et de colza depuis la fin juillet. Le bilan est correct mais n'est pas très satisfaisant.

Nicolas Rudeaux cultive du blé, de l'orge et du colza sur 120 hectares.
Nicolas Rudeaux cultive du blé, de l'orge et du colza sur 120 hectares. © Radio France - Aurore Richard

Indre, France

Les moissons sont terminées depuis la fin juillet dans le Berry, en tout cas, pour l'orge, le blé et le colza. Les céréaliers font donc le bilan pour cette moisson 2018. Elle est correcte mais pas extraordinaire, que ce soit en quantité ou en qualité. Pour le blé par exemple, la Champagne berrichonne et la Brenne s'en sortent plutôt bien avec six à sept tonnes par hectare. En revanche, le rendement baisse en ce qui concerne l'orge.

Ce constat se vérifie notamment chez Nicolas Rudeaux, céréalier depuis sept ans à Rivarennes, dans le sud de l'Indre. Il a une parcelle de près de 120 hectares avec du blé, de l'orge et du colza. Il a commencé par moissonner l'orge et cette année, sur chaque hectare, il en a une tonne de moins que d'habitude. Même constat pour chaque hectare de colza : " C'est une catastrophe, on est sur des deux tonnes, deux tonnes et demie alors qu'en règle générale, on arrive à faire trois tonnes et demie ". 

" Pour le colza, c'est une catastrophe cette année ", Nicolas Rudeaux, céréalier à Rivarennes

C'est notamment la faute aux caprices de la météo. " On a eu un ensoleillement très faible pendant la floraison et des à-coups d'eau qui ont fait couler les fleurs donc il y a eu une mauvaise fécondation ", explique le céréalier. Cela a un impact financier car la tonne de colza est à environ 350 €. Si sur chaque hectare, il récolte une tonne de colza en moins, il perd donc 350 € à chaque hectare. Pour une parcelle de 100 ha,  la perte monte donc à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Heureusement, tout n'est pas perdu pour le colza de Nicolas Rudeaux, si le rendement n'est pas très bon, cela ne veut pas dire que la qualité sera moindre. 

Nicolas Rudeaux pense désormais à la moisson de son maïs mais comme il peut l'irriguer, cela ne le soucie pas trop. En revanche, les céréaliers qui ne peuvent pas irriguer doivent avancer leur moisson à la mi-août, à cause des fortes chaleurs de ce début du mois d'août. " Si on attend trop, le taux de matière sèche sera trop bas donc il va falloir intervenir rapidement ", explique le céréalier. Il reste toutefois inquiet quant aux éventuelles restrictions d'eau qui pourraient faire venir chuter son rendement de maïs.