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Agriculture - Pêche

Bien-être animal : un projet de porcherie industrielle contesté à Durmignat dans le Puy-de-Dôme

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu

15 mesures en faveur du bien-être animal : le plan présenté ce mardi par le ministre de l'Agriculture ne va pas assez loin selon l'association L214 qui souhaite une sortie de l'élevage intensif. À Durmignat, le projet d'implantation d'une porcherie avec un millier d'animaux fait polémique.

Polémique autour d'une porcherie industrielle à Durmignat (Puy-de-Dôme)
Polémique autour d'une porcherie industrielle à Durmignat (Puy-de-Dôme) © Maxppp - Christian Watier

Ce mardi, Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, a détaillé les 15 mesures destinées à améliorer la condition animale. Parmi elles, l'interdiction, à la fin de l'année 2021, du broyage des poussins et de la castration à vif des porcelets, deux pratiques barbares. Ce plan manque d'ambition estime L214, il n'y a pas de volonté politique de sortir du modèle d'élevage intensif. Dans le Puy-de-Dôme, l'association de défense des animaux milite, aux côtés d'un collectif de citoyens, contre le projet d'ouverture d'une porcherie industrielle sur la commune de Durmignat.

Moins d'un m² par cochon

Le projet qui pourrait voir le jour à Durmignat prévoit l'engraissement d'un millier de porcs -1.008 précisément- sur 961 m². Ghislaine Philippe, porte-parole du collectif de citoyens, commente : "Chaque porc aura moins d'un m² pour se développer, pour grossir. Un m², c'est rien du tout. Bien sûr, ces animaux-là seront intoxiqués par tout un tas de produits : raticides, antibiotiques. C'est une aberration ! Les comportements alimentaires sont en train de changer. Les gens préfèrent consommer un peu moins certains produits, mais avoir l'assurance que ces produits ont été fabriqués de façon propre, avec une certaine éthique et un respect du vivant, pour plus tard aussi".

Des sols et des cours d'eau pollués ?

Le lisier issu de cet élevage sera en partie épandu sur la commune voisine d'Echassières, dans le département de l'Allier. D'où le risque de voir l'eau et les sols pollués estime encore le collectif qui fait circuler une pétition destinée aux deux préfectures, du Puy-de-Dôme, et de l'Allier. Une centaine de personnes l'ont signée pour le moment. Dans le même temps, une pétition circule sur Internet à l'initiative de L214.

Joint par France Bleu Pays d'Auvergne, l'agriculteur à l'origine du projet n'a pas souhaité répondre. Il explique juste qu'il s'en remet à la préfecture, l'autorité décisionnaire dans ce type d'installations.

Un avis favorable du CODERST

La semaine dernière, le CODERST, le Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques, a émis un avis favorable sur ce dossier, à la majorité de ses membres. Le projet respecte les normes et réglementations en vigueur, notamment celle de l'espace prévu dans ce type d'élevage pour chaque porc. 

Cet avis étant consultatif, il appartient maintenant à la préfète du Puy-de-Dôme de donner, ou pas, l'autorisation d'exploiter, via un arrêté préfectoral d'enregistrement.

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