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Agriculture – Pêche

Bilan des ports cornouaillais en 2018 : une année avec moins de langoustines, mais beaucoup de projets à venir

lundi 7 janvier 2019 à 19:31 Par Benjamin Bourgine, France Bleu Breizh Izel et France Bleu Armorique

Moins de poissons, mais surtout moins de langoustines en 2018 ! Si vos pots de mayonnaise sont au frigo depuis la fin de l'année dernière, rassurez-vous, ils vont bientôt sortir, car les demoiselles reviennent. Blague à part, les projets et investissements sont nombreux en Cornouaille.

Le port du Guilvinec
Le port du Guilvinec © Radio France - Benjamin Bourgine

Finistère, France

Le bilan des ports de pêche de Cornouaille pour l'année 2018 est un bilan en demi-teinte. Un peu moins de poissons cette année, mais de grands changements à venir pour les différents ports du sud-Finistère. Globalement, un peu plus de 50.000 tonnes de poissons ont été débarquées. 50.849 tonnes exactement pour 146 millions d'euros. 

Moins de langoustines, plus de thon

En tonnage, c'est une baisse de 3.5%. Avec, donc, moins de langoustines ! Mais elle reviennent en début d'année. Moins d'anchois à Douarnenez, d'églefin ou de merlu en règle général. En revanche, l'année a été très bonne pour le thon germon. Sur la ressource des poissons régulièrement pêchés, les professionnels ne sont pas inquiets. En revanche, sur le renouvellement de la flottille, et la pyramide des âges, il y a du boulot.

Pour moderniser l'outil, 28 millions d'euros

Mais la CCI du Finistère reste volontariste et veut continuer à transformer et moderniser l'outil. Les prochains chantiers importants ? La modernisation et l'harmonisation des outils de vente ; le système de froid et de glaçage. En tout, pour encourager les pêcheurs à renouveler la flottille, et encourager les mareyeurs à poursuivre leurs investissements, 28 millions d'euros sont promis pour la transformation et la modernisation des ports de pêche de Cornouaille (Concarneau, Loctudy, Le Guilvinec, Penmarc'h, Audierne, Douarnenez) sur les huit prochaines années.

En tonnage, les poissons pêchés en Cornouaille en 2018 - Aucun(e)
En tonnage, les poissons pêchés en Cornouaille en 2018 - CCI du Finistère

Philippe Le Carre, directeur des ports à la CCI explique que justement, "les huit prochaines années sont celles de la Délégation de Service public, et que, dans ce contrat de délégation, il faut aller vite. D'autant qu'il n'y a pas de visibilité sur les fonds européens après 2020, et que le Brexit rajoute beaucoup de flou dans tout ça".

Du poisson irlandais ou écossais... mais vendu en Cornouaille

Mais si la ressource se fait plus rare ici, une idée fait son chemin. Les ports de Cornouaille démarchent commercialement d'autres pêcheurs ailleurs en Europe pour fournir des produits qui ne viennent pas de la façade cornouaillaise. 1600 tonnes proviennent ainsi d'autres ports. Une marchandise acheminée par camion, mais qui est vendue sous criée, en Cornouaille. Des tractations commerciales sont en cours avec l'Irlande ou l'Ecosse.

2 ports s'en sortent mieux cette année Audierne et St-Guénolé-Penmarc'h - Aucun(e)
2 ports s'en sortent mieux cette année Audierne et St-Guénolé-Penmarc'h - CCI du Finistère

Quelle espèce faut-il "importer" ? De la julienne par exemple. Très peu pêchée par les professionnels bretons, ce poisson intéresse les mareyeurs. "C'est facile pour faire des portions, ça marche très bien pour la restauration collective" Grégory Pennarun, de la criée du Guilvinec précise tout de même qu'il ne faut pas de concurrence avec les productions locales : "on recherche des offres complémentaires, pour garder l'attractivité des ports bretons".

Offres d'emplois

La CCI de Cornouaille a la compétence de la gestion des ports de pêche (Délégation de service public du syndicat mixte avec les collectivités, la région et le département) et elle n'hésite pas à le dire, elle recrute dans ce domaine de gestion des ports ! De nombreux départs à la retraite ne sont toujours pas remplacés... Alors, à vos CV !