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Agriculture – Pêche

Blancafort : l'aviculture recherche des éleveurs pour sauver ses abattoirs

mercredi 22 novembre 2017 à 18:03 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

On manque d'éleveurs de volailles en région Centre. C'était le message de la filière régionale avicole qui a organisé une journée d'information pour convaincre des éleveurs de se lancer. On ne produit que 3 % des volailles françaises alors qu'on compte 7 abattoirs en région Centre Val de Loire.

La filière régionale avicole veut convaincre des éleveurs de la rejoindre. Journée d'information à Blancafort dans le Cher.
La filière régionale avicole veut convaincre des éleveurs de la rejoindre. Journée d'information à Blancafort dans le Cher. © Radio France - Michel Benoit

Blancafort, France

Des abattoirs qui ne tournent qu'à 50 % de leurs capacités, comme celui de Blancafort. Il est donc urgent de réagir si on ne veut pas connaitre de nouvelles fermetures comme celle de l'abattoir du Châtelet en 2010 : 120 personnes avaient perdu leur emploi. "C'est forcément inquiétant cette sous utilisation de nos abattoirs, explique Alexandre Cerveau, président de la section avicole à la FDSEA du Cher, mais tout n'est pas si sombre que cela puisque aujourd'hui, la filière est rémunératrice pour le producteur. On peut donc convaincre des agriculteurs pour qu'ils créent de nouveaux élevages et assurent le maintien de ces abattoirs, d'autant que la demande des consommateurs est là."

Alexandre Cerveau, président de la section avicole à la FDSEA du Cher - Radio France
Alexandre Cerveau, président de la section avicole à la FDSEA du Cher © Radio France - Michel Benoit

Il faudrait une quarantaine d'élevages supplémentaires en région Centre Val de Loire. Les débouchés sont assurés. La France importe environ un poulet sur deux et 90 % du poulet que vous mangerez peut-être dans votre sandwich ce midi. D'où l'appel de Jean-Michel Schaeffer, président de la confédération française de l'aviculture aux élus, mais pas seulement : " C'est aux élus lors des appels d'offres pour les cantines d'intégrer les éleveurs locaux, également les gestionnaires de restauration collective, et à nous, la filière de savoir répondre par nos produits aux besoins du marché. Les ventes de volailles en supermarché n'augmentent plus. C'est surtout la consommation hors foyer qui tire le marché, et nous français, on en est presque absent. Il faut que tout le monde aille dans le même sens pour développer et adapter la filière."

Annick Delory, présidente de la section avicole à la FRSEA Centre Val de Loire - Radio France
Annick Delory, présidente de la section avicole à la FRSEA Centre Val de Loire © Radio France - Michel Benoit

Poulets, pintades, dindes, les débouchés sont assurés. "On a même besoin de poussins ou d'oeufs pour l'institut Pasteur, explique, Annick Delory, présidente de la section avicole à la FRSEA Centre Val de Loire. Label rouge, poulet standard ou certifié, poulet bio, tout est possible. L'activité est rémunératrice." Une éleveuse du Loiret, présente, ne partage pas tout à fait cet optimisme : "Cela fait plus de 25 ans que je suis installé en poulet label rouge, et mes marges ont diminué par rapport à il y a quelques années. Les grandes surfaces veulent du label rouge le moins cher possible !" La guerre des prix existe évidemment, mais la filière dispose d'une force non négligeable estime Alexandre cerveau : " On est l'une des rares filières à travailler en flux tiré et non en flux poussé, c'est à dire qu'on produit ce qui est vendu et non le contraire. Et ça permet de maintenir des prix rémunérateurs pour le producteur." Il faut savoir que 79 % du marché français est constitué de poulet standard, c'est à dire de batterie. Le label rouge n'en représente que 13 % et le poulet bio seulement 1 % !