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Boulogne-sur-mer : un pêcheur teste des filets biodégradables

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Par , France Bleu Nord

Pour réduire la pollution des mers par les plastiques, le Parc marin des estuaires picards et de la mer d’Opale expérimente des filets de pêche biodégradables. Une deuxième saison de pêche démarre avec un bateau côtier boulonnais.

Avec le Parc marin des estuaires picards et de la mer d'Opale, Jérémy Devogel, le patron du fileyeur "Néreïdes II" teste des filets de pêche biodégradables.
Avec le Parc marin des estuaires picards et de la mer d'Opale, Jérémy Devogel, le patron du fileyeur "Néreïdes II" teste des filets de pêche biodégradables. © Radio France - Matthieu Darriet

Sur le Néreïdes II, son bateau de pêche côtière, Jérémy Devogel a embarqué 1.000 m de filets bio-sourcés, l'année dernière. Et pour cette nouvelle saison de sole, il part, avec trois fois plus de filets écologiques. Il s'agit de perfectionner, en condition réelles de pêche, le procédé testé depuis 2019. 

30% moins pêchant

"Comme dans tout nouveau procédé, il y a encore des réglages technqiues à effectuer", explique Jérémy Devogel. "La première saison, ça pêchait 30 % de moins. Il faudra donc du temps pour parvenir à un filet équivalent au nylon."

C'est un beau projet, pour moi, pour mon avenir, pour nos enfants et pour la protection de la mer.

Et ce projet intéresse également les autres pêcheurs boulonnais qui observent cette expérimentation avec curiosité. Elle sera bientôt étendue aux ports de Dieppe et Fécamp. Il faut dire que l’enjeu est de taille : les filets représentent 30 à 40.000 euros d’investissement par an et par bateau. 

"C'est un beau projet pour moi, mes enfants et la protection des mers", explique Jérémy Devogel, le patron du bateau de pêche côtière Néreïdes II.
"C'est un beau projet pour moi, mes enfants et la protection des mers", explique Jérémy Devogel, le patron du bateau de pêche côtière Néreïdes II. © Radio France - Matthieu Darriet

Produits à toute petite échelle, ces filets sont un défi, pour François Coppin, Pdg d’Alprech filet : "Les automatismes de montage de ces filets sont différents. La façon de travailler la matière est différente, car la matière est différente. Elle est un peu plus rêche et moins soyeuse."

Industrialiser pour faire baisser le prix

Et ces contraintes ont un effet sur le coût de fabrication, poursuit François Coppin : "c'est comme si on se lançait dans la construction d'un véhicule en partant de zéro, ça n'a pas de prix. Mais, à terme, il sera possible d'arriver à des prix qui seront concurrentiels, en se rapprochant de ce qui existe aujourd'hui."  

Maille et couleur des filets doivent encore être affinées. C'est l'objet de cette deuxième campagne de pêche. Car, pour l'instnt, ces filets biodégradables pêchent 30% de moins que des filets en nylon
Maille et couleur des filets doivent encore être affinées. C'est l'objet de cette deuxième campagne de pêche. Car, pour l'instnt, ces filets biodégradables pêchent 30% de moins que des filets en nylon © Radio France - Matthieu Darriet

Ces filets sont fabriqués avec des produits végétaux mélangés à des déchets recyclés de la filière pétrole. Un alliage à perfectionner, car le fil est encore un peu trop fragile. L’expérimentation doit aussi permettre d’affiner la question du prix sur toute la vie du filet.

Tester le compostage de ces filets usagés

Frédéric Fasquel est le directeur du Parc marin des estuaires picards et de la mer d‘Opale : "La comparaison du prix sur tout le cycle de la matière est un élément important. Il faut donc prendre en compte la composition de cette matière, la réalisation du filet, mais aussi ce qu'on fait de ce filet à l'issue de la campagne de pêche. Nous devons vérifier et tester le côté compostable de cette matière."

Le but est de parvenir à proposer aux pêcheurs une alternative crédible au nylon et à la pollution aux microplastiques qu’il engendre, quand les filets sont perdus en mer. Il faudra encore quelques années pour réussir, c’est pour cela que le financement de l’Europe est important.

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