Agriculture – Pêche

Bourgogne : allègement des mesures contre la grippe aviaire

Par Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne jeudi 20 avril 2017 à 14:48

Poulets de Bresse
Poulets de Bresse © Maxppp - LAURENT THEVENOT

La Côte-d’Or et la Saône-et-Loire viennent de passer à un niveau de risque modéré dans la crise de grippe aviaire qui a fait des ravages dans le Sud Ouest. Le ministère de l’Agriculture l’a décidé par arrêté daté du 12 avril. Les mesures sanitaires sont donc allégées.

C’est officiel par arrêté ministériel en date du 12 avril, le niveau de risque lié à « l’influenza aviaire », qualifié d’ « élevé» depuis le 5 décembre 2016, est ramené à « modéré » sur l’ensemble du territoire métropolitain. C’est donc valable dans toute la Bourgogne et notamment en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire où la Bresse élève ses célèbres poulets. La préfecture de Saône-et-Loire précise dans un communiqué que depuis le 15 avril 2017, date d’entrée en vigueur de l’arrêté, les mesures de claustration des volailles d’élevage et des particuliers ne sont plus obligatoires (enfermement en bâtiment fermé ou mise en place de filets sur les parcours extérieurs) et les rassemblements d’oiseaux sont de nouveau permis.

Les poulets de Bresse - Maxppp
Les poulets de Bresse © Maxppp - LAURENT THEVENOT

193 communes à risque particulier

Dans son communiqué, la préfecture de Saône et loire précise que toutefois, « le confinement des volailles et l’absence de rassemblement d’oiseaux restent en vigueur dans les 193 communes dites « à risque particulier, car comportant des zones humides abritant de nombreux oiseaux sauvages. »

Les oiseaux des zones humides - Maxppp
Les oiseaux des zones humides © Maxppp - Odilon Dimier

Bien que le risque soit moindre, la vigilance reste de rigueur et les mesures de biosécurité restent obligatoires dans les élevages professionnels comme dans les basse-cours. Ces mesures concernent l’aménagement des bâtiments et des parcours, mais aussi les pratiques d’élevage et le transport des volailles.

Des formations sont actuellement organisées par la Chambre d’agriculture et les groupements professionnels pour les éleveurs, afin de les aider dans la mise en place de ces mesures préventives.

Quelles mesures préventives ?

Dans les basses-cours, l’aliment et l’eau mis à disposition des volailles doivent être placés à l’abri des oiseaux sauvages et les volailles doivent être maintenues dans un espace clôturé.

Enfin, tout signe évoquant une maladie ou toute mortalité anormale dans les élevages ou basse-cours doivent être signalés sans délai à un vétérinaire ou à la DDPP.

MARSONNAS POULETS DE BRESSE  - Maxppp
MARSONNAS POULETS DE BRESSE © Maxppp - LAURENT THEVENOT

Les oiseaux sauvages trouvés morts, notamment les espèces les plus sensibles au virus influenza comme les cygnes, canards, oies, foulques et autres oiseaux d’eau pourront être collectés en vue de réaliser des analyses. En aucun cas les particuliers ne doivent manipuler sans précaution ces cadavres.

Ainsi, toute mortalité d’oiseaux sauvage doit être signalée à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage ( 06.20.78.94.77), ou la Fédération Départementale des Chasseurs (03.85.27.92.71), chargés de la surveillance de ces mortalités.

Pour en savoir plus, consulter gratuitement le site officiel du Ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la forêt.