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Bourgogne-Franche-Comté : les éleveurs réclament une hausse du prix du steak haché

Depuis le début du confinement, les Français consomment de plus en plus de viande hachée. Mais d'après l'interprofession bovine de Bourgogne-Franche-Comté, les 12 000 éleveurs de la région n'en profitent pas financièrement. Ils réclament une revalorisation du prix de cession à la grande distribution

Les français consomment de plus en plus de steak haché
Les français consomment de plus en plus de steak haché © Radio France - Laurent Watrin

Les 12 000 exploitations bovines de Bourgogne-Franche-Comté sont-elles en train de payer le prix du coronavirus ? Si les Français consomment plus de steak haché frais (+35 %) et surgelé (+55%) depuis le 17 mars, la plupart des éleveurs ne s'y retrouvent pas financièrement. 

Ca s'explique en partie par la fermeture des restaurants et des collectivités et donc la baisse de la demande pour les pièces nobles, qui valent plus cher. Jean-Pierre Fleury, éleveur dans le Morvan et président de l'interprofession bovine en Bourgogne-Franche-Comté estime donc que le prix de cession de la viande hachée entre la transformation et la grande distribution devrait augmenter : "le haché est cédé à la grande distribution entre 5 et 6 euros le kilo, il devrait être vendu entre 8,50 et 9 euros pour que les éleveurs s'en sortent." 

D'après lui, le consommateur ne verrait presque pas de différence sur son ticket de caisse : "c'est un jeu d'équilibre, le prix des pièces nobles diminue, puisqu'il y a moins de demande, donc il serait logique que le prix de cession à la grande distribution pour le haché augmente, et avec ce prix d'équilibre, pour le consommateur la hausse ne serait que de 0,40 euros le kilo." 

Des exploitations risquent de disparaître

Jean-Pierre Fleury s'inquiète de la situation de certaines exploitations "déjà exsangues financièrement à cause des sécheresses à répétition, et exsangues financièrement parce que ça fait des années que la grande distribution casse les prix. Avant le confinement, on était déjà à 1 euro de perte pour chaque kilo de viande par rapport aux coûts de production, maintenant on atteint les 1,25 euros de perte, soit 500 euros par bête."  Le ministère de l'Agriculture vient de lancer des discussions sur le sujet avec toute la filière. 

Les éleveurs qui vendent en circuit court s'en sortent mieux 

Mais tous les éleveurs ne vivent pas cette période de confinement de la même manière. Sylvie Guérin, du Gaec de la Seine à Billy-les-Chanceaux en Côte-d'Or a fait le choix du bio et du circuit court depuis plus de 20 ans. Elle estime que les ventes à la ferme, dans les Amap et les Ruches ont augmenté de 30 % et que la hausse atteint même les 50 % dans certaines épiceries locales. "Je pense que cette tendance à consommer local, et bio de surcroit, va perdurer dans le temps, d'une part parce que les consommateurs ont pris conscience de l'importance du contact avec le producteur et d'autre part parce que les prix sont tout à fait accessibles, et que tout le monde s'y retrouve." 

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