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Dossier : Brexit

Brexit : le patron de la commission pêche au parlement européen ne veut pas d'une pêche sacrifiée

Les négociations sont tendues entre Royaume-Uni et Union européenne sur le Brexit, les relations commerciales, et la pêche qui se trouve au cœur des discussions. Le Brestois Pierre Karleskind, président de la commission pêche au parlement européen, se montre inflexible.

Bateau de pêche (illustration)
Bateau de pêche (illustration) © Radio France - Aurélie Lagain

"Nos pêcheurs ne seront pas la variable d'ajustement du Brexit, ils n'ont pas à faire les frais des choix des Britanniques", affirme le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune. Est-ce que cela peut rassurer les pêcheurs français ? Jeudi 15 octobre, conseil européen et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, donne cette date comme date butoir pour trouver des accords commerciaux. 

Et il agite la pêche comme épouvantail pour faire accepter un accord. Le Brestois Pierre Karleskind, président de la commission de la pêche du Parlement européen, admet que "chacun essaie de tirer les marrons du feu. Nous avons un marché intérieur, eux les eaux les plus poissonneuses d'Europe où nous pêchons depuis des siècles. Donc cette négociation est un peu difficile !"

Le Royaume-Uni veut jouer sur les deux tableaux

"Un peu difficile", des termes plutôt modérés pour des négociations longues de plusieurs mois et hyper-tendues: "Le Royaume-Uni veut jouer sur deux tableaux. Il est parti de l'Union européenne donc il quitte le marché intérieur. S'il veut accéder au marché, nous voulons que nos pêcheurs puissent accéder à ses eaux." 

Et le député brestois refait un peu d'historique : "Ils revendiquent des droits sur quelque chose qui n'étaient pas à eux avant d'entrer dans l'Union européenne. Nous disons que nous avons des droits historiques, en justice certains seraient fondés à aller poursuivre le Royaume-Uni sur ce sujet-là. Nous disons : "Lâchez du lest sur la pêche". Chacun doit être un peu gagnant".

Renégocier la pêche tous les ans

Car les exigences britanniques ne sont pas négligeables. Sur la pêche, "Boris Jonhson voudrait qu’on négocie tous les ans ce qu'on peut pêcher. Mais on ne veut pas renégocier tous les ans quel bateau peut pêcher. Comment investir dans un navire si vous n'avez pas l'assurance de pouvoir le rentabiliser dans les années qui suivent ?"

Je ne comprends pas que la pêche puisse être sacrifiée dans les négociations

Et puis il y a le flou, entretenu par des propos de Michel Barnier, négociateur en chef pour l'Union européenne. Il a demandé aux États membres de trouver un compromis entre eux sur la pêche dans les relations commerciales avec le Royaume-Uni. Le président de la commission pêche a aussitôt réagi : "J'ai appelé Michel Barnier en lui disant que je ne comprends pas que la pêche puisse être sacrifiée dans les négociations. Il m'a bien redit qu'il est bien clair dans son esprit que la pêche est une priorité. Donc on est bien alignés tous ensemble sur ce sujet. Il s'agit plus d'une fuite maladroite."

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