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Brexit : les pêcheurs bretons privés des eaux anglo-normandes

L'entré en vigueur de l'accord sur le Brexit au 1er janvier a entraîné l'annulation d'un accord signé en 2004 entre les pêcheurs bretons, normandes et anglais pour se partager la zone de pêche des îles anglo-normandes.

Une quarantaine de bateaux de Saint-Malo pêchent dans les eaux de Jersey.
Une quarantaine de bateaux de Saint-Malo pêchent dans les eaux de Jersey. © Maxppp - PhotoPQR

C'est l'une des conséquences du Brexit en Bretagne et en Normandie. Les pêcheurs ne peuvent plus se rendre dans les eaux des îles anglo-normandes et notamment de Jersey.

Le traité de Granville, passé en 2004 pour une gestion partagée de la zone de pêche, est devenu caduc le 1er janvier. Des dérogations doivent arriver, mais pour le moment elles se font attendre et cela met un frein à l'activité des pêcheurs bretons. Ceux de Saint-Malo sont particulièrement touchés.

Des filets et des casiers sont restés en mer

A l'année ils sont une quarantaine à aller pêcher dans les eaux de Jersey. Une vingtaine de bateaux s'y rend régulièrement et le comité des pêches d'Ille-et-Vilaine estime qu'il y a en ce moment une dizaine de patrons pêcheurs qui ont laissé filets et casiers dans la mer.

Au 1er janvier, tout s'est arrêté. L'état français a demandé aux pêcheurs de ne plus bouger car Jersey a finalement choisi de se plier à l'accord signé avec l'Europe. Depuis, les discussions sont en cours entre Bruxelles et Londres. "Avant elles se faisaient entre voisins de la baie et professionnels de la pêche. Là ce sont des technocrates qui vont trancher," lance Philippe Orveillon, vice-président du comité des pêches d'Ille-et-Vilaine.

Les pêcheurs sont dans l'attente, méfiants et inquiets, même si le vice-président souhaite rester positif. "Les pêcheurs français ont un intérêt à aller travailler dans ce eaux c'est vrai, mais les pêcheurs anglais aussi parce qu'ils ne sont pas en mesure d'écouler toute leur marchandise sur les îles."

Des discussions avec la ministre de la mer ce vendredi

Les professionnels de la mer espèrent avoir des nouvelles d'ici la fin de semaine, parce que chaque jour passé à quai ou sans possibilité d'entrer dans ces eaux anglo-normandes, c'est de l'argent qui s'envole.

En déplacement dans les Côtes-d'Armor et en Ille-et-Vilaine ce vendredi 8 janvier, la ministre de la mer Annick Girardin doit rencontrer les pêcheurs pour évoquer cette situation.

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