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Agriculture – Pêche

C'est le moment de goûter les premières framboises de Corrèze

mardi 12 juin 2018 à 19:41 Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin

Les premières framboises corréziennes arrivent sur le marché. Le département a développé cette production depuis les années 50. Et il reste encore une quarantaine de producteurs, essentiellement dans le pays de Brive.

 Mireille et Therry Durand emploient jusqu'à 40 personnes en pleine saison. La culture de la framboise est très gourmande en main d’œuvre
Mireille et Therry Durand emploient jusqu'à 40 personnes en pleine saison. La culture de la framboise est très gourmande en main d’œuvre © Radio France - Philippe Graziani

Varetz, Corrèze

Culture de diversification majoritairement la framboise est arrivée en Corrèze en 1954. Les premiers plants ont été installés à Concèze, près de Pompadour, où le fruit est fêté chaque année en juillet . La production s'est vite étendue aux cantons voisins et à une grande partie des environs. Aujourd'hui il y a une quarantaine de producteurs. La production reste très classique. Impossible de la mécaniser. La main d’œuvre représente d'ailleurs 70 % de son prix de revient. La culture de plein champ laisse cependant peu à peu la place à la production hors sol, qui permet notamment d'avancer la récolte jusqu'en mai,  soit presque deux mois avant la framboise de plein champ.

Tout miser sur le haut de gamme

C'est le choix qu'ont fait Mireille et Thierry Durand. Le couple cultive 4 hectares de fruits rouges à Varetz, dont 80 % de framboises. Les bonnes années ils en produisent 60 tonnes. Ce sera moins cette année en raison de la mauvaise météo du printemps mais la qualité est "excellente" assure Mireille. La qualité, c'est d'ailleurs le credo des producteurs. "Nous essayons de faire un produit de haut de gamme". C'est là surtout une manière de se démarquer de la concurrence notamment étrangère, espagnole, portugaise, marocaine et sud-américaine, très rude. 

Pas de recherche

Mais "ces pays font des progrès aussi en qualité" remarque Thierry Durand. Or les variétés qu'il cultive, la Tulameen en particulier, sont peu adaptées au contexte mondial actuel, qui veut des fruits qui restent très rouges et qui soient facilement transportables. Or cette variété, au goût certes exceptionnel, a tendance à vite s'assombrir, explique le producteur, et elle est fragile. "Si nous voulons continuer à vivre de notre produit il va falloir qu'on nous propose au niveau variétal des choses beaucoup plus intéressantes que ce que l'on a aujourd'hui. Mais Thierry Durand assure qu'il n'y a pas de recherche en la matière. "La framboise est un parent pauvre de l'agriculture. On n'intéresse personne"