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Agriculture – Pêche

C’est reparti pour le Fin Gras du Mézenc

mardi 30 janvier 2018 à 20:11 Par Yves Renaud, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu Saint-Étienne Loire

Comme chaque année, la commercialisation de ce produit d’exception n’est autorisée qu’entre le 1er février et le 31 mai.

Les amateurs vont pouvoir à nouveau se régaler
Les amateurs vont pouvoir à nouveau se régaler © Radio France - Yves Renaud

Saint-Étienne, France

Le Fin Gras, est une viande bovine labellisée AOC qui n’est produite que dans le secteur du Mézenc, avec un cahier des charges très précis. Cette année les producteurs vont dépasser le chiffre de 1.000 animaux commercialisés, pour la première fois de leur histoire.

La production a triplé depuis 2006

On est passé de 366 bêtes à 1.124 et la demande également a cru en proportion. 40 bouchers en 2006 commercialisaient le Fin Gras. Ils sont 240 aujourd'hui, principalement dans les départements limitrophes du Mézenc. 

l'un des bovins retenus pour produire le fin gras - Radio France
l'un des bovins retenus pour produire le fin gras © Radio France - Yves Renaud

Le Fin Gras, quoi qu’en dise, c’est une chance pour les éleveurs de cette zone de montagne et une production qui leur permet de valoriser leur travail à plus d’un euro supplémentaire par kilo de viande, comme le souligne Thibault Devidal, jeune éleveur à Chaudeyrolles (Haute-Loire). 

Thibault Devidal éleveur à Chaudeyrolles

La qualité et la typicité de cette production, c’est le pilier qu’il faut absolument préserver et sans lequel il est impossible d’envisager de maintenir le succès de cette production d'après Gilles Bonnefois, éleveur à Fay-sur-Lignon.
 

Gilles Bonnefois éleveur à Fay Sur Lignon

L'élevage de Gilles Bonnefois  - Radio France
L'élevage de Gilles Bonnefois © Radio France - Yves Renaud

Le dépliant 2018 qui recense les lieux de commercialisation va  être diffusé a 500.000 exemplaires au grand public cette année. La campagne de promotion est cofinancée par la région Auvergne-Rhône-Alpes. 

Au vu du succès commercial actuel du Fin Gras, la tentation pourrait être de démultiplier les élevages et de réduire les contraintes de production. Mais les éleveurs que nous avons rencontrés n’en veulent pas, bien conscient de la richesse que constitue cette niche de production. Gilles Bonnefois, qui commercialise sa production en vente directe, souhaite au contraire renforcer les contrôles. 

Gilles Bonnefois

Thibault Devidal, le jeune éleveur de Chaudeyrolles, estime que l’équilibre entre l’offre et la demande doit être préservé à tout prix pour conserver au Fin Gras une certaine rareté.

Thibault Devidal

La grande fête du Fin Gras est annoncée  le 2 juin à  Chaudeyrolles et le 3 juin à  Freycenet–la-Cuche.