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Agriculture – Pêche

Au pied du Ballon d'Alsace, la canicule assèche la Savoureuse

mercredi 1 août 2018 à 17:24 Par Nicolas Wilhelm et Thomas Séchier, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu

Le niveau de la Savoureuse inquiète dans le Territoire de Belfort. A cause de la sécheresse, la rivière est à sec sur 3,5 km entre Lepuix et Sermamagny. La fédération de pêche et l'Etat demandent aux riverains de consommer moins d'eau, faute de solution à plus long terme.

Pas d'eau, pas de poisson dans la Savoureuse...
Pas d'eau, pas de poisson dans la Savoureuse... © Radio France - Nicolas Wilhelm

Lepuix, France

L'eau remplacée par les cailloux. Entre Lepuix et Sermamagny (Territoire de Belfort), la Savoureuse est complètement asséchée sur plus de 3,5 km.

Les acteurs de l'environnement soulignent la nécessité de travailler ensemble pour imaginer de nouvelles solutions - Radio France
Les acteurs de l'environnement soulignent la nécessité de travailler ensemble pour imaginer de nouvelles solutions © Radio France - Nicolas Wilhelm

"A cause de la géologie de la Savoureuse, il n'y a pas de possibilité de rétention d'eau", explique Hervé Grisey, vice-président du Syndicat des eaux de Giromagny. Ce mercredi, il participait à une réunion de terrain près de la zone de captage des eaux avec la fédération de pêche et des représentants de la DDT ou de l'ARS. "Des roches volcaniques obturent la vallée. Au niveau des barrages, l'eau ne peut plus se déverser et on a donc des assèchements".

Un appel à moins consommer d'eau

Pour Hervé Grisey, la rivière ne peut pas faire face à la demande. "A Malvaux, au pied du Ballon d'Alsace, on prélève 3 000 mètres cubes d'eau par jour pour alimenter en eau potable 12 000 personnes. C'est trop. Et faire un forage coûterait entre 250 000 et 300 000€, sans compter les conduites. Qui va payer ?", s'interroge l'élu.

Du côté des pêcheurs, on se mobilise. "Grâce aux pêches de sauvetage, nous avons sauvé des poissons", explique Alain Geoffroy, chargé de surveillance et de développement à la fédération départementale de pêche. "Mais il faut améliorer la communication. A certains endroits, nous n'avons pas été prévenus assez tôt et des centaines de poissons sont morts à cause de la sécheresse."

Selon Alain Geoffroy, il n'existe pas de solution miracle. "Tous les acteurs de l'environnement doivent se mettre autour de la table. Il faut penser à de nouvelles pistes, comme la création de nouvelles zones de pompage, la remise en état des canalisation pour empêcher les fuites... Le temps presse, car les périodes de sécheresse sont de plus en plus longues." Et de conclure : "aujourd'hui, on peut juste demander aux riverains de consommer moins d'eau en période estivale...". Les pêches de sauvetage permettent de récupérer les poissons avant qu'ils ne meurent à la condition ... que les pêcheurs soient prévenus à temps.

Il existe une structure chargée de la gestion de l'eau dans le Territoire de Belfort :  la CLE, Commission Locale de l'Eau. Elle rassemble des partenaires comme l'Etat, la fédération de pêche et des associations de protections de l'environnement et se réunit 4 à 5 fois dans l'année.